Archive pour avril, 2007

Contribution directe

Mathieu PERCHEMINIER est originaire de Montereau.
Il est actuellement étudiant en Master – Politiques urbaines, à Lyon.

Il a réalisé, voici deux ans, un mémoire, dans le cadre de sa Maîtrise d’histoire contemporaine, mémoire consacré à l’histoire de la ZUP de Surville.

Ce travail universitaire a eu au moins deux effets notoires :

1) Lui rapporter une note de 18/20.

2) Enerver fortement notre député-maire-ump. (La partie consacrée à la politique répressive, l’abandon de la Prévention, à Surville, la portée toute relative de la Zone Franche n’a pas eu l’heur de plaire… On se demande bien pourquoi…)

On voit également par là que les Enseignants lyonnais ont bon goût !

Mathieu m’a proposé de nous communiquer ultérieurement quelques bonnes feuilles de sa thèse, et c’est bien volontiers que j’ai accédé à sa demande.

Aujourd’hui, il m’a proposé un texte très actuel, que je vous livre pas plus tard que maintenant !
A la fin de ce papier, une vraie question est posée.

Merci Mathieu !

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Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe de toi…
Par Mathieu Percheminier

« Agir de cette façon nous dégoûte, mais au fond, regarde bien,
c’est quand on casse qu’on nous écoute… »

Cette citation extraite d’un morceau de rap est symptomatique d’un certain état d’esprit régnant dans les quartiers. Pourtant, si tout le monde est bien conscient que la violence ne résout rien, force est de constater que, depuis plus de deux décennies, les jeunes des quartiers populaires n’ont été entendus que lorsque ont éclaté des émeutes. Et encore, entendus peut-être, mais pas écoutés. Car malgré les promesses, rien de ce qui a été entrepris n’a permis d’améliorer durablement la vie dans les quartiers.
Les échéances présidentielles qui arrivent sont l’occasion de changer la donne. Les habitants et notamment les jeunes peuvent et doivent faire valoir leur place dans la société. Pas question de baisser les bras devant les portes fermées. Ces portes, il faut les défoncer. Glisser un bulletin dans l’urne peut équivaloir à cela.
Les évènements de l’automne 2005 ont battu tous les records : nombre de voitures brûlées, montant des dégâts, etc. Mais aussi, phénomène notable, ils ont engendré une prise de conscience citoyenne dans les quartiers, un « sursaut civique ». L’appel solennel lancé par des personnalités médiatiques (Joey Starr, Lilian Thuram, Djamel Debbouzze…) aux jeunes des cités afin qu’ils s’inscrivent sur les listes électorales a porté ses fruits, et par delà les attentes, c’est un véritable raz-de-marée citoyen qui a eu lieu dans les banlieues et quartiers de France.

« En 2002, on a fait l’erreur de ne pas aller voter et Le Pen s’est retrouvé au deuxième tour. On ne ratera pas la prochaine élection présidentielle… (1)»

Cela dit, cette hausse des inscriptions sur les listes électorales, qui ne devrait a priori qu’être considérée comme une formidable victoire de la démocratie et un espoir en provenance des quartiers populaires, ne semble pas réjouir tous les hommes politiques. Craignant un « déséquilibre des institutions » que pourrait provoquer un vote massif des jeunes des quartiers, Nicolas Sarkozy a en effet très vite réagi à l’appel des personnalités. Parfaitement conscient du fait qu’il est devenu, à grands coups d’insultes, d’attitudes méprisantes et provocantes, l’ « ennemi public n°1 » dans les cités, n’est-il pas plutôt effrayé par la perspective de voir ses scores électoraux diminuer, et ce même si les sondages l’annoncent toujours en tête… ?

Aujourd’hui, une question reste entière : la vague d’inscriptions se traduira-t-elle réellement par une participation importante dans les bureaux de vote des quartiers ? Ce point d’interrogation que nous posons est d’autant plus légitime si la représentation de la jeunesse des cités, des précaires ou des minorités dites « visibles » demeure telle qu’elle est depuis plusieurs années, c’est-à-dire quasi-inexistante. S’agira-t-il d’un essai transformé, ou d’un simple feu de paille provoqué par une émotion soudaine ?

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(1) Sofiane, étudiant de 20 ans résidant à Aulnay-sous-Bois, dans la cité des 3.000, in http://www.minorites.org/article.php?IDA=16857.

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Laissez parler les p’tits papiers…

Sans doute piqué au vif par ma proposition de publier les chiffres du chômage à Montereau, notre député-maire-ump a utilisé une méthode des plus curieuses pour faire connaître à ses ouailles les données numériques lui paraissant accréditer sa thèse d’une hypothétique embellie économique locale.

En effet, dans le dernier 7/7 en date, (du 11 au 18 avril), était inséré un fascicule en papier glacé, dont on aurait pu croire au premier abord qu’il avait été édité et imprimé par la Direction de la Communication de l’ANPE, alors que son tirage a été en réalité financé par les impôts locaux des Monterelais.

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Si j’écris « on aurait pu croire », c’est que contactée notamment par M. Léo AIELLO, Conseiller général, la Direction générale de l’ANPE, à Noisy-le-Grand, s’est étonnée (et c’est un doux euphémisme…) de la méthode utilisée par notre édile.

Certes, il est d’usage que l’ANPE communique aux élus des villes de plus de 3500 habitants un document apportant des indications chiffrées relatives à l’emploi.

Mais en aucun cas, la publication brute de ces données (et surtout avec le logo officiel) n’est envisagée, les statisticiens de l’agence se méfiant bien des utilisations pour le moins partiales et orientées qu’on pourrait tirer de leurs travaux.

Et c’est bien là tout le problème.

Dans ce fascicule, manquent plusieurs indicateurs pourtant essentiels :

Pourquoi ne trouve-t-on pas dans ce document le nombre de Rmistes à Montereau et dans la région ?
(Pour info, M. AIELLO en charge de ce dossier m’a confirmé deux chiffres Seine-et-marnais :
2002 : 12000 Rmistes
2006 : 16000 Rmistes.
La hausse suit bien évidemment cette tendance à Montereau : 582 à Montereau, 1100 dans le canton.)

Pourquoi ne trouve-t-on pas dans ce document le nombre de radiés de l’agence locale sur cette même période ?

Pourquoi ne trouve-t-on pas dans ce document le nombre de Monterelais qui ont dû quitter la ville et le canton ?
(Le nombre d’habitants ayant baissé, le taux de demandeurs d’emploi ne peut que suivre cette tendance…)

Et enfin et surtout, pourquoi ne trouve-t-on pas dans ce document le taux de chômage à Montereau ?

Comment dans ces conditions accorder un quelconque crédit à la publication brute de chiffres destinée à médiatiser un beau mais partial – 4 % en matière d’évolution du nombre de demandeurs d’emploi ?

M. le député-maire-ump, j’ai bien peur que votre tentative de communication n’ait encore une fois fait long feu…

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Les affranchis (The goodfellas)

Je voudrais remercier aujourd’hui Mme C., maîtresse d’école à Montereau, et qui, devant être prochainement inspectée, est allée travailler dans sa classe, ce lundi 16 avril, alors qu’un fier soleil l’engageait à rester chez elle pour profiter de ses vacances bien méritées.

En effet, Mme C. se propose, grâce à ce blog, de faire réaliser au très performant service Communication de la mairie de Montereau quelques économies que d’aucuns n’hésiteraient pas à qualifier de substantielles.

En relevant son courrier professionnel, cette valeureuse Professeure des écoles a eu la surprise de découvrir deux enveloppes municipales, affranchies le vendredi 6 avril dernier. (La date a son importance, j’y reviendrai.)
Je vous laisse les découvrir, avec leur affranchissement agrandi.

Les affranchis (The goodfellas) dans Vie locale grosseenveloppe

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Il me reste maintenant à vous révéler le contenu de ces deux missives.

L’une d’entre elles contenait une invitation de notre Député-Maire-Ump à l’indispensable inauguration de panneaux d’entrée de ville, le samedi 14 avril 2007, à 10h45.

Dans l’autre pli était insérée une seconde invitation pour la tout aussi indispensable cérémonie d’inauguration de la fête foraine, toujours ce samedi 14 avril, mais à 15h00 cette fois.
(On voit par là qu’on inaugurait à tour de bras, ce samedi-là, à Montereau…)

Mais vous qui êtes dans l’ensemble plutôt regardant quant à l’utilisation de vos impôts locaux, lecteurs-internautes de plus en plus nombreux, vous n’avez pu que calculer que 72 centimes d’euro avaient été attribués pour l’oblitération des deux courriers de Mme C.
Cette dernière m’ayant affirmé que dans son école, ce sont deux mailings de 15 courriers chacun qui ont été envoyés, (Mme C. sait compter…), vous venez donc de calculer qu’une somme de 30 x 72 = 2160 centimes, soit 21,60 Euro, (soit encore 141,69 anciens-nouveaux-francs) a été affectée à cette opération, et ce, rien que pour la seule école de Mme C.

De plus, cette dernière est pratiquement certaine que les 17 écoles publiques de la ville de Montereau sont concernées par ces invitations…

Mais le plus étonnant dans l’affaire, c’est que ces courriers ont été reçus dans les boîtes aux lettres le lundi 9 avril, alors que les Enseignants étaient déjà en vacances, pour des cérémonies du 14 avril, alors que les Enseignants étaient encore en vacances.

Ah ! Pendant que j’y suis, si d’autres inaugurations municipales devaient avoir lieu à partir du 4 juillet, il me semble qu’il ne soit pas vraiment nécessaire d’inviter les valeureux fils et filles de Jules Ferry : les vacances estivales auront juste commencé !

vacances

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Du bois dont on fait les euro !

Vous, je ne sais pas, mais moi, si.

Etant un lecteur assidu de notre presse locale, je n’ai pu ignorer longtemps que la ville de Montereau-Fault-Yonne était devenue par délibération municipale une commune « éco-responsable ».
Et bien évidemment, je ne peux décidément pas oublier que nous sommes toujours en attente des maisons les plus médiatisées de France après celles qui fermèrent à la Libération, je veux bien sûr parler des maisons à 100 000 euro.

Je sens poindre en vous comme une légère interrogation : auriez-vous trouvé, monsieur HOU, un rapport même infime entre ces deux premières assertions ?
Etant bien obligé de vous répondre par l’affirmative, je vous laisse donc découvrir les deux clichés suivants.

Du bois dont on fait les euro ! dans Billets d'HOU pancarte100000

branchescoupes dans Billets d'HOU

Comme vous pouvez le constater, la mise en place de cette fière pancarte annonciatrice de délices immobiliers futurs a eu pour effet collatéral l’amputation de ce malheureux tilleul qui ne demandait rien à personne, si ce n’est que des monterelais fussent-ils « éco-responsables » lui fichassent la paix.
Royale, la paix !

Alors bien sûr vous me direz qu’il était important pour notre député-maire-ump de signaler enfin la naissance de ses bébés à 100 000 euro, grillé sur le poteau et vexé qu’il avait été par M. Chevreau, Hervé de son prénom, et ci-devant maire d’Epinay-sur-Seine.(Cf papier en date du 15 mars dernier, sur le calendrier ci-contre…)

Allons-nous nous arrêter dans notre moderne et médiatique commune à ces quelques branches, plus ou moins vieilles ?

Sommes-nous du genre à Montereau, à nous embarrasser de quelques ramures de Tita Platyphyllos ?

Alors que nous allons être dotés de puits à carbone modernes et faramineux, allons-nous nous plaindre de cette branchectomie arboricole ?

On n’est quand même pas du genre à se laisser emmerder par de vulgaires rameaux ayant pu donner naissance à d’hypothétiques fleurs odorantes se présentant en cymes pendantes, sous une bractée étroite, semblable à une aile !

Non, bien sûr que non. Et même s’il y avait la possibilité d’installer cette pancarte ailleurs, ou finalement, ne pas l’installer du tout.

Enfin ! On voit par là que les détracteurs de ce blog (j’en connais au moins un…) ne pourront qu’affirmer que chercher des poux dans la tête de notre député-maire-ump à propos d’un tilleul, c’est vraiment chercher une querelle par… tisane !

Que la suite des événements vous soit propice et néanmoins faste.

Votre dévoué HOU

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Faire campagne à la ville !

La dernière ligne droite avant les élections présidentielles étant arrivée, il était normal que beaucoup de militants tractassent sur les marchés monterelais, en ce week-end très ensoleillé de mi-avril.

Et c’est sans doute pour cette raison que nous avons eu la bonne surprise de voir débarquer une belle escouade de jeunes militants à la fois sarkozystes et se réclamant de l’UMP.
J’écris sincèrement et à dessein « bonne surprise » car il est rassurant de constater que des jeunes s’engagent au sein d’un parti, et militent dans la formation politique qu’ils ont choisie.
C’est mon avis et je le partage.

Ces jeunes militants UMP (c’était écrit en violet-parme sur leurs tee-shirts d’un blanc immaculé), enthousiastes, pleins d’illusions et dotés d’une légère acné, ces jeunes avaient en poche un discours bien formaté , prêt à l’emploi, même si l’argumentaire de droite aurait parfois mérité d’être quelque peu rôdé.
Je ne suis pas sûr que même leur Nicolas de chef aurait opiné du sien, quand l’un d’entre eux, en gros, affirmait ouvertement (je schématise un peu mais l’idée était là) qu’il valait mieux prendre de l’argent aux plus pauvres, puisque ces derniers étaient en plus grand nombre dans notre beau pays, plutôt qu’aux plus riches.
Il y a d’autres moyens plus discrets de faire passer la pilule, quand on se réclame de ce parti. Mais bon, mettons ceci sur la fougue et la flamme juvéniles.

En tout cas, la venue de ces jeunes bon chic bon genre sur notre marché a eu un effet inattendu : d’habitude quand nous ne sommes que nous autres, vieux militants socialistes parfois barbus, à distribuer bénévolement nos prospectus, le placier du marché, la police municipale et parfois leurs homologues nationaux nous demandent de déguerpir de cet endroit soi-disant privé. (Je vous renvoie au papier du 7 mars dernier, sur le calendrier ci-contre.)
Et là, coïncidence, hasard, nous n’aperçûmes ce matin aucun uniforme. Le marché avait été renationalisé ! La place du Colonel Fabien n’était plus privatisée ! La place au blé était comme par enchantement redevenue publique ! Hosanna au plus haut des Cieux !

Quoi qu’il en soit, il est un progrès que ces jeunes devraient absolument réaliser.
Il m’a semblé très étrange que des soi-disant militants UMP se voulant locaux, voire monterelais, ne connussent même pas le nom d’un certain Yves Jégo, que je leur annonçais personnellement à l’occasion d’un sympathique échange de tracts et d’idées.

Bon, vous me direz que ceci m’a donné l’occasion de faire œuvre de pédagogie, en leur communiquant l’adresse-url de ce blog.
Moi, vous le savez, quand je peux rendre service !…

Ah ! Un dernier détail ! Dimanche matin, à Surville, aucun de ces jeunes Sarkozystes à l’horizon. Même en tee-shirts immaculés et parme…
Remarquez bien que, même sans le connaître, ils imitaient en cela notre député-maire-ump !…

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Rumeurs au cerveau ?

Comme c’est la tradition, et qu’il est de tradition de respecter les traditions, voici les bruits monterelais qui courent en tous sens, ces temps-ci…
Saurez-vous démêler ce qui est de l’ordre de la rumeur et de ce qui ne l’est pas ?

Après avoir invité le conseil municipal à voter une ronflante délibération visant à rendre la mairie « éco-responsable », notre député-maire-ump devrait proposer aux élus monterelais de doter leur cité de la qualification d’ « égo-responsable ».
Rumeur, pas rumeur ?

Notre député-maire-ump a demandé à Paul Newman de changer le nom de son association.
En raison de la présence de maîtres-nageurs monterelais à Echouboulains, l’ENVOL pourrait devenir très bientôt la PLONGEE.
Rumeur, pas rumeur ?

Notre député-maire-ump a souhaité l’érection de la statue du général Bertrand en hommage à tous les indicateurs.
Rumeur, pas rumeur ?

Notre député-maire-ump envisagerait de ne pas attribuer un marché public à la société VETRA.
Rumeur, pas rumeur ?

La mairie de Montereau étant devenue « éco-responsable », notre député-maire-ump a décidé illico d’abandonner sa voiture de fonction.
Dorénavant, c’est en tandem de fonction que vous pourrez le rencontrer en ville, son chauffeur et lui.
(Le chauffeur étant devant, bien évidemment…)
Rumeur, pas rumeur ?

En tout cas, une certitude dominicale : tout paraît plausible, encore et toujours…

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Tu vas ranger ta boutique !

Oui, je sais, c’est samedi, je me dépêche…

A Montereau, la rumeur veut qu’on ne trouve en ville basse que des assureurs, des agences immobilières ou des salons capillaires.
C’est faux ! Voici deux nouvelles boutiques qui sont venues augmenter très récemment le nombre des petits commerçants monterelais.

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En cinq lettres, le mot de Carbone ?

Vous, je ne sais pas, mais, moi, si.

J’ai été très intrigué, ces temps-ci, par le fait de découvrir qu’à Montereau, notre député-maire-ump, toujours à la pointe du Progrès, et toujours sacrifiant inlassablement à l’autel de la Nouveauté, allait nous faire implanter un puits à carbone.
Moi qui ne suis pas allé à l’école très longtemps, en apprenant cette nouvelle contribution municipale à la modernité galopante, je me suis demandé à quoi pouvait bien ressembler et surtout à quoi pouvait bien servir un puits à carbone.
Sans compter que dans mon jardin, pourrais-je moi aussi installer un puits à carbone, avec un petit treuil, une fausse abeille en porcelaine, et des nains en plastique autour ?
Peut-on s’asseoir sur la margelle d’un puits à carbone pour conter fleurette, comme on peut le faire avec n’importe quel autre honnête puits non-carbonique ?
Si je plonge un seau dans mon puits à carbone, pourrai-je le remonter sans trop de difficulté en tirant sur la corde ?
Est-il possible de lancer des petits cailloux dans un puits à carbone, afin d’en estimer la profondeur ?
Le réponse à ces questions existentielles est bien entendu venue de notre République de Seine et Marne, qui a révélé que finalement, un puits à carbone, c’était… une forêt !
Ah ! L’heureuse époque dans laquelle nous vivons ! Heureux temps où les triviales et désuètes forêts deviennent dorénavant de ronflants et médiatiques puits à carbone !
Je ne sais pas si vous avez imaginé les profonds changements qui vont découler de cette heureuse et indispensable transformation lexicale…
Moi, si ! (Mais en même temps, je suis là pour ça !)
Si la famille du Petit Poucet devait venir s’installer à Montereau, le papa, poussé par une extrême précarité, ne manquerait évidemment pas d’abandonner ses enfants dans le puits à carbone, et non plus dans la forêt, ce qui ravalerait sérieusement la façade du conte de Perrault !
Dorénavant, les dames d’une vertu plutôt petite feraient le pied de grue dans les allées du puits à carbone de Fontainebleau. (Ce qui donnerait d’ailleurs naissance à une nouvelle expression : « Bon, Marcel, faut qu’je fasse refroidir le moteur de mon 38 tonnes, et pendant c’temps-là, moi, j’irais bien au puits à carbone…)
Mais il y aurait encore mieux :
Au prochain festival Confluences, pourquoi ne pas inviter l’inoubliable interprète de « Viens, viens, c’est une prière, viens », « Ivan, Boris et moi », ou encore « Les vendanges de l’amour » ?
En lettres de feu, sur les affiches, s’étalerait le nom de Marie Lepuitsàcarbone !

Que la suite des événements vous soit propice et néanmoins faste !

Votre dévoue HOU

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Ni vert, ni solidaire…

Décidément, à la lecture du blog de notre député-maire-ump, on ne peut que constater que la solidarité n’est pas forcément partie intégrante de son fonds de commerce…

En tout cas, c’est ce que n’ont pu manquer de constater les 1100 Rmistes de la Communauté de Commune des 2 fleuves, 1100 Rmistes qui pourtant, seront à n’en pas douter, sollicités par notre édile, lors des prochaines élections législatives.

Dans son journal numérique, notre député-maire-ump critique, s’insurge, voue aux gémonies la région Ile-De-France, coupable à ses yeux d’avoir mis en place la gratuité des transports pour les Rmistes dans toute la région.

« La décision prise par la majorité PS-VERTS-PC de la Région Île-de-France visant à accorder sans contrepartie la Carte Orange gratuite pour les « rmistes » et leur famille constitue une véritable injustice a l’égard des millions de franciliens qui travaillent et sont obligés de prélever sur leur salaire souvent modeste le prix de leur carte orange .», peut-on lire.

N’est-il pas pour le moins étrange de vouloir à tout prix monter les uns contre les autres ceux qui travaillent et ceux qui aimeraient bien le faire ?

Cette mesure n’est pas destinée à fournir aux demandeurs d’emploi un moyen d’aller faire la java dans la capitale, (de toute façon, ils n’en ont pas les moyens…), mais bien au contraire de leur permettre de trouver plus facilement un travail, les possibilités offertes en ce domaine sur le canton étant proches du zéro.

De plus, il est permis de penser que ces Rmistes « privilégiés » ne demanderaient pas mieux que de pouvoir payer mensuellement leur carte orange.

Quant aux actuels utilisateurs de cette carte dans notre canton, grâce à la majorité PS-Verts-PC vilipendée par notre député-maire-ump, ils vont pouvoir bénéficier d’une diminution de tarif très concrète. Les zones 6, 7 et 8 vont fusionner dès le 1er juillet.
Concrètement, les usagers qui payent 142,70 euro par mois vont constater à partir de cette date une diminution de 26 euro par mois, soit une économie d’environ 300 euro à l’année.

On voit par là, qu’en matière de gouvernance, il y en a qui causent.
Et d’autres qui agissent.

Ah ! Au fait, j’allais oublier…
Je serais Rmiste, dans notre 3ème circonscription, je me souviendrais le moment venu, vers le mois de juin, de cet excès de solidarité, à l’instant de choisir mon bulletin de vote…

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Double peine…

En matière de précarité, en matière d’accidents de la vie, comme on dit pudiquement, si les adultes sont bien évidemment en première ligne, on a tendance à oublier que les enfants sont également bien souvent les victimes eux-aussi de ces difficultés.

Monsieur M. vit en France et dans notre circonscription depuis 1988. Il a épousé Mme M. en 2001. Cette dernière n’avait pas jugé bon de lui préciser qu’elle n’était pas titulaire d’un titre de séjour. (L’officier d’Etat-Civil de la Mairie où le couple s’est marié n’avait vérifié que le passeport de Madame.)
Deux enfants sont nés, l’un de 4 ans et demi, l’autre de deux ans, à ce jour.
Les conflits entre époux ont commencé lorsque Monsieur M. s’est rendu compte de l’irrégularité dans laquelle s’était placée son épouse.
Ils sont en instance de divorce depuis août 2005.

Monsieur habite un Foyer SONACOTRA et Madame est restée dans le logement familial.
Il est au chômage depuis janvier 2005, et vient de voir ses allocations d’ASSEDIC diminuer de plus de la moitié (de 850 euro à 400 euro). Une ordonnance de non-conciliation du 11 janvier 2006 a confié provisoirement les enfants à Madame et condamné Monsieur à payer une pension alimentaire de 150 euro.

Le problème est le suivant : Madame ayant la garde des enfants mais pas de titre de séjour, elle ne peut pas percevoir les prestations familiales pour ses deux enfants.
Quant à Monsieur, dont les allocations d’ASSEDIC viennent de considérablement diminuer, il a du mal à continuer de verser 150 euro à Madame pour faire face aux besoins des enfants.
Il ne peut pas non plus percevoir les allocations familiales puisqu’il n’a pas la garde des enfants, alors que par ailleurs, lui a un titre de séjour en France.

Dans cette situation, les enfants se trouvent donc pénalisés à double titre : l’absence de titre de séjour de Madame fait qu’ils ne peuvent pas bénéficier des prestations familiales, et la diminution des allocations d’ASSEDIC fait qu’ils ne peuvent pas bénéficier de pension alimentaire.

On voit par là qu’il est grand temps de remettre un peu d’ordre juste et quelques cercles vertueux dans la gestion des administrations et des services sociaux, au lieu de multiplier lois et règlements.
Vous avez dit « le mal français » ?

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