Fauteuil plus roulant du tout…

La dernière édition en date de la République de Seine et Marne faisait sa Une en titrant « Ces handicapés coincés chez eux », et relatait les difficultés de ces personnes encore trop nombreuses qui ne peuvent pas sortir de chez elles sans aide.

A Montereau, nous avons déjà connu une telle situation !

Une situation qui à l’époque, ne mobilisait pas grand monde, ni ne suscitait un quelconque battage médiatique..

Il y a de cela quelques années, Monsieur P., handicapé moteur, « logé » par l’OPHLM, se retrouva bien malgré lui à ne plus pouvoir du tout sortir de chez lui, même avec l’aide d’amis, de sa famille ou de proches… Quasiment emmuré vivant…

M. P., vous devez vous en souvenir, arborant fièrement une casquette, hiver comme été, circulait jusqu’en janvier 2003, à bord d’un fauteuil qu’il actionnait au moyen d’une manivelle, à la force de ses seuls bras. On le rencontrait souvent sur les petites routes et les petits chemins aux alentours de Surville.

En ce début d’année 2003, l’Office décida de condamner une porte du sous-sol, suite à une série d’incendies dans les sous-sols des tours Lavoisier.

En raison de cette fermeture, réalisée pendant un séjour à l’hôpital de M. P. , celui-ci ne pouvait plus ni rentrer seul, et surtout, ni sortir seul de chez lui, ne se déplaçant exclusivement qu’à bord de son fauteuil. En effet, les autres ouvertures ne permettaient pas de laisser passer le fauteuil roulant, en raison de leur étroitesse.

Il alerta les services concernés de l’OPHLM, qui ne se montrèrent pas plus étonnés que cela : qu’un homme vivant seul ne puisse plus jamais sortir de chez lui, et reste « prisonnier des tours », après tout, quoi d’étonnant ? Je vous le demande un peu…

Révoltés, les voisins et amis montèrent au créneau. Ils demandèrent qu’on laisse un passage, afin de permettre à M. P. de retrouver une certaine autonomie.

En vain…

Une pétition fut démarrée.

Tout ceci sans succès.

Il faudra qu’une voisine scandalisée de cette situation se décide à alerter la presse radiophonique pour qu’enfin, l’OPHLM, devant l’opinion alertée fasse le nécessaire, et que M. P. puisse être relogé ailleurs, dans un appartement par lequel sa machine pouvait entrer ou sortir.

C’était en juillet 2003.

Sept mois après !

Sans cette mobilisation plus que citoyenne, Monsieur P. aurait été condamné à rester chez lui. Comme disait l’autre : « Elle est pas belle, la vie ? »

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Un commentaire

  1. Eponyme dit :

    COHESION SOCIALE, VRAIMENT?

    Monsieur Pé, réalisa tout à coup
    Qu’il était emmuré vivant
    « Comment cela est-il possible? »
    S’écria-t-il angoissé
    A l’idée de ne plus pouvoir sortir de chez lui.
    Sa voix lui revint en écho
    Il était SEUL!

    Peu à peu
    Sa nature positive
    Reprit le dessus.
    Il se dit:
    « Comment dans une cité,
    Laboratoire de Cohésion Sociale de Monsieur BORLOO
    Est-il possible de se retrouver
    A ce point de pauvreté? »
    ¨
    Être de ressources,
    Son handicap l’ayant rompu à des épreuves de toute nature
    Monsieur Pé fit appel à ses amis, ses voisins
    Qui l’aidèrent à se faire entendre!

    C’est à lui seul et au lien social
    Qu’il réussit à s’extraire
    De cette horrible impasse

    COHESION SOCIALE ou RUPTURE SOCIALE ?

    Que de questions sans réponse !!!!!!!!!!!!!

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