Archive pour 2 juillet, 2008

Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre…

v.jpgous je ne sais pas mais moi si !

Je m’en veux de ne pas m’en être douté plus tôt ! En apprenant que j’avais fourni à son pote George LUCAS la trame d’un prochain film, Francis FORD COPPOLA m’a envoyé un mail pas piqué des hannetons, afin de me demander pourquoi je ne lui avais pas réservé la primeur de mon scénario. (« Why did’nt you reserve to me the entire fuck exclusivity of your screenplay ? »)

C’est donc à la fois un peu contraint et penaud que je dus m’exécuter. Voici donc un développement rien que pour toi, Francis. (En échange, tu me donneras le portable de Sofia, et nous serons quittes…)

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Dans Little Italy, à Manhattan, la fête annuelle de San Gennaro battait son plein. Mulberry Street avait été repeinte aux trois couleurs tant chéries : vert, blanc et rouge. On se serait cru à Naples, un jour de sainte procession. Les mamas avaient sorti leur plus beau chapeau, les caporegime, les petites frappes et les maquereaux du quartier avaient revêtu leur costume rayé le moins défraîchi, les filles de joie aguichaient à qui mieux-mieux l’immigré rital désorienté par son séjour à Long Island…

Mais dans la trattoria de Joe Genovese, deux hommes se moquaient éperdument de ces traditionnelles festivités.

Assis devant une assiette de capretto con stracciatella accompagné de baciami sulla bucca, Don Corjégone, le Capo di Tutti i Capi, le parrain tant respecté et tant craint de New-York, celui-là même qui pouvait d’un seul mot faire et défaire une réputation, celui qui pouvait nommer et révoquer à sa guise les plus hauts fonctionnaires de la ville, celui qui d’un seul haussement de sourcil pouvait vous signifier votre arrêt de mort, Don Corjégone fulminait.

Il abattit violemment son poing sur la table, ce qui ne choqua en aucune façon les autres clients, puisque de toute façon, quand il venait déjeuner, ces autres clients en question savaient qu’ils devaient déguerpir sans demander leur reste, afin de faire place nette.

« - Tu te rends compte, Don Haleboui, tu te rends compte ! Don Carouchi a osé ! Il a osé, ce cazzo di cane, ce fils de fell ‘e pastiera, il a fallu qu’il me dispute le contôle du district de Régionnela Francilia ! Me faire ça à moi, Don Corjégone ! Il porta la main sous son aisselle pour se rassurer : oui, son Beretta 98 FS modèle doré de collection était bien là…

- Ne vous énervez pas Don Corjégone, c’est mauvais pour votre ulcère. Rappelez-vous, la dernière fois, après le massacre de la St Jacques, rue Hariri, il a fallu réveiller d’urgence le dottore Graziano…

- Je voudrais bien t’y voir, Don Haleboui. On voit bien que tu n’as pas une famille à faire vivre et prospérer. Qui va payer les études d’avocat de mon fils aîné, quelle star d’Hollywood voudra sortir avec mon dernier, si Don Carouchi prend le contrôle des cinq districts ? Qui ? Tu peux me le dire, toi ?

Le patron de tous les patrons new-yorkais faillit s’étrangler de rage. Il but une gorgée de Corvo rouge Duca di Salaparuta, ce qui lui fit reprendre ses esprits.

- Et puis non ! Foi de Don Corjégone, il ne sera pas dit que je me laisserai dépouiller par ce Don Carouchi. Voilà ce que tu va faire, Giovanni-Maria ! Tu vas prendre le premier avion en partance pour Palerme. Là, tu iras dans la montagne, et tu chercheras Don Zaillidi, mon consigliere, celui que j’avais dû mettre un temps au vert… Et puis surtout, tu lui diras de rappeler dare-dare à Don Vetra son obligation envers moi. Qu’il s’occupe du béton à la tonne ! [Et alors, on peut être natif de Sicile et aimer les contrepèteries, non ?…] C’est qu’il en faudra, du béton, pour faire regretter à Don Roger sa trahison ! Dare coltellate con l’aglio, comme on dit dans mon village natal !…« 

Sur ce, Don Corjégone se dit que la vieillesse était parfois un naufrage, et que Don Carouchi pouvait d’ores et déjà se considérer comme partie intégrante de la prochaine piscine municipale. Des fondations de la prochaine piscine municipale…

Il se leva, salua Genovese, partit sans payer la note de 346 dollars et se dirigea vers la sortie.

Et il le vit. Mais trop tard. L’Heckler & Koch 9mm parabellum de Don Carouchi cracha dans un vacarme assourdissant ses 30 balles. La dernière pensée de Don Corjégone fut que cette arme allemande était un modèle UMP (Universale MaschinenPistole).

Si même les vieux se mettaient à ne plus rien respecter…

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Alors Francis, heureux ?

Que la suite des événements vous soit propice et néanmoins faste !

Votre dévoué HOU.

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J’en vois un ou deux qui doutent  :

http://fr.wikipedia.org/wiki/UMP_(Heckler_%26_Koch)

La confiance règne ! Merci beaucoup ! Pffffffffff……..

98fsdeluxegold.jpg………………………………    ump.jpg

Le Beretta F98S Deluxe Gold de Don Corjégone…….    L’UMP Heckler & Koch de Don Carouchi

(Si on s’y met à plusieurs, je pense qu’on pourrait avoir des prix chez Beretta…)

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