Archive pour 20 novembre, 2008

Surville : retour vers le futur (2)

Avant-post (1)

200 membres actifs font partie de l’association des amis de M. Jacques CHIRAC…

Cette association va se réunir de temps à autres, comme toute assoc’, avec un ordre du jour assez précis. C’était le cas hier, si l’on en croit l’entrefilet paru dans le Figaro du 18 novembre dernier.

Certaines oreilles ont dû siffler, hôtel de Montmorin… Suivez mon regard et jugez plutôt :

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Les chiraquiens défendent l’outre-mer

Henri Cuq, ancien ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, réunira demain à l’Assemblée les amis de Jacques Chirac. Cette première rencontre, au nom de l’association «Avec le président Chirac, réunis autour de ses valeurs»,qui compte près de 200 membres, portera sur l’outre-mer et sera animée par Brigitte Girardin. «Dites-leur que l’outre-mer est une part essentielle de la France», lui a demandé Jacques Chirac.

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Avant-Post (2)

Aujourd’hui, jour de conflits sociaux à Montereau.

Les salariés de la Fonderie Dial se réuniront pour décider d’une suite à donner à leur mouvement.

Suite à un appel à la grève de sept fédérations de syndicats d’enseignants, et sur proposition des professeurs du collège Paul Eluard, une manifestation démarrera à 9h00 du collège Eluard pour se terminer à 11h00 devant les grilles de l’Hôtel de Ville. Une délégation demandera à être reçue en mairie.

Nous y reviendrons demain.

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Surville : retour vers le futur (2)

 

svk9v3c9k7e vous livre dans son intégralité et sans rien y ajouter ni y soustraire, la suite du travail de Mathieu PERCHEMINIER.

Entre la guerre et la ZUP :

réorganiser la région parisienne et planifier son développement

 (épisode 1)

Au sortir de la guerre, Montereau est une petite bourgade de 8.960 habitants.  (1)

Rien ne laissait imaginer qu’elle allait, quelques décennies plus tard, adhérer à tous les dispositifs des politiques de la ville. Comme bon nombre de villes françaises, elle n’a pas été épargnée par les dégâts consécutifs aux combats, et une partie du patrimoine qui n’a pas été détruit est insalubre, notamment les faubourgs Saint-Maurice et Saint-Martin.

Elle figure dans la « liste des communes dans lesquelles les travaux nécessaires à la réalisation des projets de reconstruction et d’aménagement ont été déclarés urgents » dressée par l’arrêté interministériel du 12 août 1949.

La municipalité, dirigée par André Thomas, se lance dans d’importants travaux. Quelques mois avant les élections municipales de 1959, un « guide de l’administré » paraît.

On peut déjà y lire le projet d’expansion de la ville par le biais d’un grand ensemble et d’une zone industrielle. La tendance à cette époque va à la construction collective, rapide et économique, dans un pays où, en 1950, 4 millions d’immeubles sont vétustes et 10% des logements insalubres.

Baby boom, reprise de l’immigration et exode rural rendent indispensables l’établissement d’un vaste programme de construction de logements, alors que la crise bat son plein dans ce domaine, et que les bidonvilles prolifèrent aux portes des grandes agglomérations.

Le 11 septembre 1948, Eugène Claudius-Petit entre au gouvernement.

Il est chargé de la reconstruction. Passionné des questions de logement et grand admirateur de Le Corbusier, il se veut bâtisseur. La loi du 21 juillet 1950 transforme les HBM en HLM (Habitat à Loyer Modéré). De nouvelles normes de confort et d’occupation sont établies, ainsi que des conditions de ressources. On destine les HLM aux classes moyennes.

Un problème demeure, et non des moindres : les financements sont encore nettement insuffisants.

Mais à la fin de la guerre d’Indochine (1954), ils se débloquent, et Pierre Courant, le successeur de Claudius-Petit depuis janvier 1953, peut entreprendre des actions concrètes et chiffrées. Les résultats commencent à s’afficher : 81.390 logements en 1952, 187.430 en 1953, 263.750 en 1954.  (2)

L’hiver 1954 et « l’insurrection de la bonté » conduite par l’abbé Pierre accélèrent encore la dynamique.

En région parisienne, la situation est délicate.

Jusqu’en 1964, elle est composée des départements de la Seine (la ville de Paris et une grande partie des actuels départements du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis), de la Seine-et-Marne (qui n’a pas changé), de la Seine-et-Oise (les actuels Essonne, Yvelines et Val-d’Oise) et de cinq cantons de l’Oise.

Au regard des autres grandes capitales européennes, Paris est une ville de faible superficie, et son agglomération est complètement saturée. Dès le 19ème siècle, les pouvoirs publics étaient confrontés à cette question et ont procédé à un desserrement des activités nuisantes et polluantes vers les banlieues est et nord.

Après la Seconde Guerre Mondiale et le retentissement occasionné par l’ouvrage « Paris et le désert français » de Gravier, on intensifie le travail d’élaboration des plans d’urbanisation et d’aménagement de la région.

Est créé en 1943 le Service d’Aménagement de la Région Parisienne (SARP), placé en 1955 sous l’autorité du Commissaire à la Construction et à l’Urbanisme.

Il s’agit notamment d’endiguer la migration des habitants des franges de la région parisienne (où l’on trouve notamment Montereau, mais aussi Etampes, Mantes-la-Jolie, Meaux,…) vers l’agglomération déjà congestionnée. Organismes dédiés et plans vont se succéder sans grande cohérence…

 

 


(1) Donnée issue du recensement de 1946 

(2) Christian Bachmann et Nicole Le Guennec, Violences urbaines, ascension et chute des classes moyennes à travers 50 ans de politique de la ville, Hachette, Pluriel, Paris, 2002, p.89.

 

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Mathieu PERCHEMINIER

Chargé de mission en développement social

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A suivre !

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