Archive pour janvier, 2009

C’est pas mignon tout plein, ça ?

AVANT-POST 

La crise en Guadeloupe 

Encore beaucoup de monde dans les rues guadeloupéennes, hier, avec 25000 mécontents (sources syndicales), 10000 mécontents (sources policières) qui manifestaient.

Selon notre correspondant permanent dans la Caraïbe, il se pourrait bien que la crise se propage en Martinique, et ce, dans relativement peu de temps…

Je vous laisse découvrir le papier du site en ligne BONDAMANJAK, consacré à « l’étonnante communication d’Yves Jégo« . Notre édilanous s’est fendu d’une petite video pour tenter de calmer l’île.

C'est pas mignon tout plein, ça ? dans Sur le vif... 090130071406390113076998 

http://www.bondamanjak.com/a-la-une/6352-crise-en-guadeloupe–letonnante-communication-dyves-jego.html

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C’est pas mignon tout plein, ça ?

mini_090130042750390113076120 dans Sur le vif... ce samedi, jour du « Sur le vif », j’ai eu envie de vous ressortir de mes archives un courrier en provenance de celui qui n’était alors « que » Député-Maire-UMP-346-1.

Je vous communique surtout la fin de ce document :

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L’idée principale est de savoir ce qui est écrit juste avant la mention des fonctions électives de notre SEAOMMUMP-346-1.

Si vous lisez dans un premier temps « Bisous », sachez que vous n’êtes pas les seuls à vous poser des questions existentielles.

J’en veux pour preuve le papier paru sur le site d’info en ligne Rue 89, relayé comme il se doit par notre PFD, notre Poseur de filets dérivants :

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On voit par là qu’il avait bien raison le grand Honoré de Balzac, lorsqu’il qualifiait de perdues ses illusions…

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Mais chose promise, chose due : je vous annonçais quelques clichés pris lors de la grande manifestation parisienne de jeudi dernier. C’est maintenant.

 

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La photo ci-dessus est spécialement offerte à Régis TAILLANDIER, Ingénieur du Son et Réalisateur à Radio-France / Le Mouv’   ;-)

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A demain ! Avec des rumeurs, et avec non pas une mais bel et bien deux photos…

Des photos… romantiques. En effet, dans ce monde de brutes, un peu de douceur ne peut pas faire de mal…

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Surville : retour vers le futur (10)

AVANT-POST 

Crise en Guadeloupe !

De notre correspondant flambergien sur place, quelques instantanés du terrain guadeloupéen.

Surville : retour vers le futur (10) dans Vie locale iopvrzht1y

Voilà onze jours qu’a éclaté une grève générale menée par un collectif de syndicats, d’associations, de partis politiques de gauche. 146 revendications  sont à l’ordre du jour, comme par exemple l’augmentation immédiate de tous les bas salaires de 200 euros, la baisse du prix de l’essence…

Sur l’île, les prix ont en effet flambé et la majorité des Guadeloupéens ne s’en sort plus financièrement.

Samedi dernier 10000 personnes sont descendues dans la rue, ce qui ne s’était pas vu depuis au moins trente ans.

Il n’y a plus d’essence, pas de courant électrique, pas d’eau, pas d’approvisionnement des magasins. Des barrages sont dressés.

Des négociations ont commencé depuis lundi, sous les caméras, avec une centaine de participants…

Avant-hier après midi, Yves Jégo, pour cause de déplacement… à la Réunion, a fait lire un message au préfet Nicolas Desforges, qui a ensuite quitté les négociations…

Résultat immédiat, les élus ont décidé de fermer les mairies et les assemblées en solidarité.

Des escadrons de gendarmes ont débarqué.

Le préfet a décidé hier de fermer toutes les stations-service de l’île.

A l’heure où j’écris ce papier, nul ne peut prédire quand et comment se terminera cette grave crise.

Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Maire-UMP-346-1 « s’est déclaré mercredi soir disposé à entamer des discussions visant à mettre un terme à la crise [...]« , selon une dépêche de l’AFP.

Il ne doit plus avoir rien d’autre à faire de plus intéressant…

http://www.ool.fr/actu/afp2/francais/topics/outremer/parsing/article.php?art=090128220205.g7smduz5

Pour plus de précisions sur cette crise, vous pouvez cliquer sur les liens ci-dessous :

http://guadeloupe.rfo.fr/ (journaux TV et Radio, mais aussi témoignages en ligne)

http://www.bondamanjak.com/

http://www.maximini.fr/fr/guadeloupe/actualite/info-antilles/info_antilles.asp?num=14992

http://ugtg.org/

http://www.domactu.com/actualite/91281520933753/guadeloupe-kont-pwofitasyon-jego-a-des-reponses/

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Photos SIPA/AFP

Et pendant ce temps-là, hier, entre deux millions et deux millions et demi d’autres mécontents arpentaient le pavé de nos grandes villes.

Quelques photos de la manif parisienne demain…

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Surville : retour vers le futur (10)

mini_090129113015390113070020ous avez toujours voulu savoir ce qu’était la « Sarcellite » ?

Mathieu PERCHEMINIER répond aujourd’hui à votre légitime interrogation.

Avec en prime, des photos qui moi, me rappellent beaucoup de souvenirs…

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Surville dans les années 1970 : ZUP inachevée en proie à la « sarcellite »

(épisode 9)

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Le milieu des années 1970 marque un tournant important dans l’opération ZUP à Montereau : l’arrêt des constructions avant l’achèvement du programme. Olivier Guichard, ministre de l’équipement, n’a pas de mots assez durs pour critiquer les grands ensembles, alors que les locataires semblent encore s’y plaire. L’âge d’or des grands ensembles a finalement été très bref. La circulaire Guichard, dite « Barres et Tours », est éloquente :

« Les défauts des grands ensembles sont connus depuis longtemps : ils rompent l’harmonie du paysage urbain ; ils s’intègrent mal ou ne s’intègrent pas à la vie de la ville ; ils donnent à leurs habitants l’impression à la fois de l’isolement et de l’entassement dans un monde complètement artificiel ; ils entraînent une dépossession de la commune au profit de l’organisme constructeur [...] ; ils favorisent la ségrégation sociale parce que l’organisme constructeur est très souvent à vocation sociale…»1

Par ailleurs, ces grands ensembles vieillissent mal, les finitions sont souvent défaillantes. A peine 20 ans après le début de leur construction, une partie d’entre eux connaissent une dégradation précoce.

Les petits défauts largement acceptés au départ deviennent progressivement insupportables. Selon un sondage réalisé par la SOFRES en 1973, 76 % des Français interrogés estiment que les logements construits ne sont pas de bonne qualité, 60 % que les constructions contemporaines sont laides, et 61 % que l’apparence des immeubles est triste et uniforme2. A la dégradation physique s’ajoute simultanément une relégation symbolique. Après avoir glorifié les grands ensembles, encensé leurs penseurs, la presse les dénigre, les stigmatise. Les ZUP sont donc battues en brèche et les ZAC prennent la relève. On fixe à ces dernières des limites de taille plus restreintes, leur réalisation ne dépend plus d’une seule personne, et elles associent logements individuels et collectifs, équipements et activités.

Lorsque les pouvoirs publics décident de stopper l’édification de la ZUP de Surville en 1973, « les équipements prévus ne sont pas réalisés », les malfaçons nombreuses et les logements mal desservis3. La rocade qui ceinture le quartier s’interrompt brusquement pour tourner brusquement en angle droit au niveau des tours Lavoisier, alors qu’elle devait rejoindre la route de Paris dans le programme initial. Plusieurs dalles n’ont pas été réalisées : les terrasses d’Alembert (lorsque le programme a été stoppé, des portes donnaient sur le vide), la dalle du côté de la face nord de la barre Diderot,… La place Jean-sans-Peur est encore le résultat d’une réalisation inachevée (cul-de-sac sur un talus de terre), la rue Racine a également subi les effets de l’abandon de la construction : reste un terrain vague où le stationnement est anarchique4.

La quasi-inexistence des services publics est frappante : il n’y a pas de mairie annexe à Surville ni de bibliothèque avant 19775 ! Hormis la Maison de Jeunes dont la fréquentation est très faible, le centre social, une halte-garderie, et quelques commerces, les équipements manquent cruellement. Les grilles normatives d’équipement créées dans les années 1960, dont le rôle est de déterminer la taille, le nombre et la hiérarchie des équipements6 à réaliser dans les grands ensembles en fonction de leur taille, ne sont pas respectées à Surville. Dans les faits, l’Etat se voit dans l’impossibilité de financer tous les équipements nécessaires. La municipalité, prise en étau entre ses garanties d’emprunts et les besoins des habitants, n’est pas en mesure de combler toutes les carences engendrées par l’Etat. La situation est extrêmement délicate.

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En l’absence de lieux de sociabilité, fédérateurs, et conviviaux, le quartier, inachevé, peine s’animer. Très vite, à l’image des autres grands ensembles français, s’y développe ce qu’on qualifie à l’époque la « sarcellite » : un mal être touchant les habitants des ZUP et autres cités sans âme. Sarcelles, emblème des grands ensembles démesurés construits en banlieue parisienne, n’est pas la seule ville à être victime de cette sarcellite. Certaines villes sont affublées d’un triste sobriquet : « Mantes-la-Grisaille »7 avec son Val Fourré, par exemple. Surville n’échappe pas à cette « maladie du gigantisme et de l’isolement »8 :

« Si nous nous ennuyons ? Terriblement. Si nous aimerions partir d’ici ? Tout de suite ». (…) « Le soir, c’est la télé, presque tout le temps. On en a ras le bol »9.

En 1968, au moment où il était interdit d’interdire, où l’imagination devait prendre le pas sur le rationalisme, les premières ZUP sont sanctionnées par un slogan éloquent : « Le béton pleure l’ennui ». La forme urbanistique et le béton n’expliquent cependant pas à eux seuls l’atonie sociale des quartiers. En effet, alors que la « sarcellite » se propage, les habitants des ZUP s’estiment majoritairement bien logés, du moins de façon acceptable10. Le souvenir de l’exiguïté et de l’insalubrité des anciens logements fait encore largement relativiser les défauts de fabrication.

C’est en réalité du côté des carences d’équipements, de sociabilité, du sentiment d’appartenance, et de perspectives professionnelles qu’il faut chercher les causes profondes de cette « sarcellite ».

« A cette époque, tout ce qui était culturel se trouvait en ville basse : expositions, concerts,… Pareil pour les commerces, on avait juste le minimum vital à Surville »11.

Par ailleurs, au lieu de favoriser le rapprochement de populations provenant d’horizons divers, le grand ensemble catalyse en réalité le repli sur soi, dans un univers où la sphère privée est extrêmement restreinte. Pourtant, des mises en garde anciennes concernant la proximité (voire l’exiguïté) des individus avaient été énoncées maintes fois, par Max Weber notamment. Il écrivait au début du siècle qu’ « il existe une tendance fondamentale non pas à resserrer les liens, mais plutôt à maintenir la plus grande distance possible en dépit ou plus précisément à cause de la proximité physique »12. L’idéologie conviviale des ZUP a montré ses limites très précocement…

Nombre de témoignages recueillis dans la presse vont dans le même sens ; le malaise est réel :

« Comment fait-on pour se distraire à Surville ? Ceux qui ont de l’argent vont à Paris, les autres s’ennuient (…) D’habitude, c’est l’ennui. Il plane sur Surville. Il est dans la rue, dans les cafés. »13.

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Beaucoup de jeunes désirent quitter Surville et Montereau en général. Paris ou Melun pour certains, la campagne pour d’autres, font office d’eldorado. En 1971, ce sont quelques « 6.000 jeunes de 1 à 22 ans parmi lesquels un très grand nombre vivent dans la rue en dehors des horaires scolaires »14 qui sont recensés à Surville, et qui sont les premiers à souffrir de ce spleen : 

« Ce n’est pas supportable ici, à Surville, pour un petit gars normal… J’étouffe, vous comprenez ? (…) Si vous allez chaque soir jouer au ping-pong ou au baby-foot, ou regarder le film par semaine au ciné-club, avouez qu’il y a de quoi être plus fatigué que distrait et content. »15

Certains adultes supportent difficilement la surreprésentation des enfants et adolescents16. A Surville, où, en 1971, 55 % de la population a moins de 21 ans, la situation de la jeunesse ne laisse d’inquiéter. Les acteurs du terrain ne peuvent pas se montrer optimistes. Le futur se résume souvent par un gros point d’interrogation dans une ville où l’emploi fait cruellement défaut. M. Benedetti, instituteur et conseiller municipal, fait part de ses inquiétudes dans un article intitulé Trop près ou trop loin de Paris : Montereau-Surville, la cité aux logements sans emploi  paru le 25/05/1971 dans l’Humanité :

« Quand je suis arrivé ici, on m’a confié un CM2. Sur 30 élèves, deux seulement sont arrivés en première. On envoie les enfants en classe de transition, en classe pratique. Ils sont là dans un véritable ghetto, dans des baraques en bois à l’écart de la cité scolaire. Ces classes sont confiées à des institutrices suppléantes. Elles ne s’en sortent pas, il faut les changer quatre fois par an. Les élèves eux-mêmes ressentent l’échec, le barrage. »

Pour ceux qui sont en CET, en lycée technique, la situation sera toute aussi problématique lors de leur sortie du système scolaire, quand ils ne trouveront pas d’employeur… M’Baye Gueje, directeur de la « Maison pour Tous », se fait l’écho de ce genre de propos dans le long article de Paris-Jour, après s’être demandé comment une cité vide dans la journée pouvait avoir une âme :

« J’ai des jeunes de seize ans qui ne font rien parce qu’ils n’ont rien trouvé sur place en quittant l’école. Beaucoup n’ont pas de métier. Pourtant le courage ne leur fait pas défaut. Que deviendront-ils plus tard, sans qualification propre ? »

Ce n’est pas un hasard si le quotidien Le Monde choisit le 8 août 1969 de prendre l’exemple de Surville pour traiter des grands ensembles, en titrant La ZUP de Montereau : bientôt un bidonville en béton ?  Dans ce quartier en effet, et les documents officiels rapportent cette réalité, se multiplient de façon inquiétante les troubles d’ordre psychologiques et sociaux : aliénations, dépressions nerveuses entraînent mécaniquement un taux de suicide supérieur à la moyenne, de nombreux cas d’alcoolisme, un développement de la toxicomanie17.

« Cette situation désespérante et souvent désespérée atteint les habitants physiquement et moralement. Les cas de maladies mentales ne sont pas rares, les foyers se font et se défont. Les jeunes perdent tout enthousiasme : la Maison de jeunes n’en attire qu’un nombre très restreint. (…) L’architecture de la ZUP accentue cet état de fait. Froide et sévère, elle est angoissante et oppressante »18.

La thématique du mal de vivre dans les grands ensembles dans les années 1970 engendre aujourd’hui encore de vifs débats. Il faut dire que la presse s’est montrée, depuis leur construction, caricaturale à l’excès, et ce quelle que soit la période : l’euphorie des premières années, les zones de non-droit des années 1990,… Les témoignages d’anciens résidents de Surville, qui y habitaient dans les années 1970 et qui en sont partis au début des années 1980, magnifient souvent la vie dans la cité lorsqu’ils y habitaient, en l’opposant diamétralement à la situation actuelle qu’ils connaissent souvent très mal, puisqu’ils la perçoivent uniquement par le biais des médias et de la réputation. On perçoit dans leurs propos une espèce de nostalgie d’un âge d’or révolu. Il est pourtant évident que l’explosion au grand jour des difficultés couvait dès le début de la décennie 1970. Les éléments exposés ici le démontrent. Il est probable que les anciens résidents comparent les souvenirs qu’ils gardent du quartier avec la perception actuelle qu’ils en ont, imprégnée, qu’ils en soient conscients ou non, des fantasmes qu’il génère.

La réalité est bien plus complexe que cela et la perception varie d’un individu à un autre. Il est évidemment mensonger et caricatural de prétendre qu’à cette époque, l’intégralité des habitants de Surville souffre de cette « sarcellite » et ressent un malaise. Les exemples prouvant le contraire ne manquent pas : 

« Mariés depuis deux mois, ils ont pour toile de fond de leur existence nouvelle le grand ensemble de Surville. (…) Pour eux, des expressions telles que cité sans âme, univers concentrationnaire, ville suicide resteront des clichés, des images qui ne veulent rien dire. (…) Pour ce couple, vivre dans un grand ensemble ne pose pas de ces problèmes déchirants évoqués périodiquement à propos d’un nouveau drame des grands ensembles. Non, Nicole et Alcid sont heureux ici »19.

 La prise de conscience des problématiques posées à Surville s’est effectuée de façon relativement précoce. Dès 1969, une sociologue est recrutée par la municipalité pour deux ans, avec la mission de recenser les difficultés des Survillois, de suggérer des pistes d’actions, de « susciter un intéressement de la population aux réalisations qui la concerne »20. Avec les différents acteurs intéressés, elle doit participer à la définition d’objectifs globaux, à la recherche des moyens à mobiliser. Sa tâche est bien définie et en aucun cas elle ne doit devenir une représentante de la municipalité sur la ZUP, ni le porte parole des habitants. Le 26 juin 1970, après plusieurs séances de travail durant lesquelles ont été examinées les difficultés rencontrées dans le grand ensemble, en présence du sous-préfet et des divers services et organismes concernés, et après un enquête menée auprès des habitants, l’association pour l’action socio-éducative21 décide de mettre en place une équipe de travailleurs sociaux afin de faciliter l’adaptation à la vie sociale de certaines familles françaises et étrangères domiciliées à Montereau.

La finalité est la suivante : réunifier les deux entités de la ville. « Surville est devenu l’affaire de tous »22. C’est le tout Montereau qui doit agir, car « Surville, au-delà des difficultés rencontrées, demeure une chance pour Montereau »23. Cet objectif, comme nous le verrons, demeurera très longtemps… Notre propos ici n’a ni pour objectif de prêter à Surville toutes les caractéristiques d’un quartier mort-né, ni de faire croire qu’il détient le monopole des difficultés sociales, mais il faut bien avoir en tête que peu de ZUP ont pris un aussi mauvais départ que lui (les causes ont été expliquées dans les articles précédents). A partir de la fin des années 1970, une tendance forte se met à l’œuvre: la fuite des classes moyennes attirées par le logement individuel et l’accession à la propriété, laissant derrière elles ceux qui n’en ont pas les moyens…

Mathieu PERCHEMINIER

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1 Georges Duby (dir°), Histoire de la France urbaine, la ville aujourd’hui, Seuil, Paris, 1985, p.115.

2 Source : Les Français et le logement, SOFRES, automne 1973.

3 Ville de Montereau-fault-Yonne, Convention de développement social du quartier de Surville, juillet 1991, préambule.

4 Description donnée par Véronique Sauvage, in A propos de la réhabilitation des grands ensembles… les dysfonctionnements dans les grands ensembles : origines et remèdes. Etude d’un cas : la ZUP de Montereau-Surville, Travail Personnel de Fin d’Etude (directeur d’étude : L. Grosbois), Ecole d’Architecture Paris-Villette, Paris, 1981, p.198.

5 Ville de Montereau, Bulletin municipal, 6 ans de gestion au service de la population, Janvier 1977.

6 Piscines de type « tournesol » souvent, collèges (les CES 400), stades, MJC,…

7 B. Le Gendre, Le Monde, 30 décembre 1977.

8 Hervé Vieillard – Baron, Les banlieues, Flammarion, Dominos, Paris, 1996, p.39.

9 Paris-Jour, Les jeunes des grands ensembles ont la parole ; A Montereau, c’est l’ennui, 21/04/1971.

10 Paul Clerc, Grands ensembles, banlieues nouvelles, PUF, Paris, 1967, p.188.

11 Témoignage d’un ancien résident du quartier (anonymat préservé), le 20 décembre 2003, Courlon-sur-Yonne.

12 Max Weber, Economie et société I, Plon, Paris, 1971 (1ère édition : 1922).

13 Paris-Jour, Les jeunes des grands ensembles ont la parole ; A Montereau, c’est l’ennui, 21/04/1971.

14 Ville de Montereau, Bulletin municipal, Décembre 1971, préface.

15 Joël, 18 ans, in Paris-Jour, Les jeunes des grands ensembles ont la parole ; A Montereau, c’est l’ennui, 21/04/1971.

16 Ville de Montereau, Opération Habitat et Vie Sociale, ZUP de Surville, pré-dossier, société Orgeco, novembre 1978 : « Surville est perçu comme un terrain occupé par des groupes en surnombre (…) comme les enfants ».

17 Ville de Montereau, Opération Habitat et Vie Sociale, ZUP de Surville, pré-dossier, société Orgeco, novembre 1978.

18 Le Monde, La vie dans la région parisienne ; la ZUP de Montereau : bientôt un bidonville en béton ? , 08/01/1969.

19 Paris-Jour, Les jeunes des grands ensembles ont la parole ; A Montereau, c’est l’ennui, 21/04/1971.

20 Délibération du conseil municipal, Surville, installation d’une sociologue, cahier n° 49, 26/06/1969.

21 Cette association regroupe différents organismes départementaux et étatiques (CAF, Conseil Général, Ville de Montereau, Fonds d’Action Sociale,…)

22 Ville de Montereau, Bulletin municipal, n°3, Montereau, 1969, p.9.

23 Ville de Montereau, Bulletin municipal, n°3, Montereau, 1969, p.9.

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M’sieur ! Y’a Barack, y fait rien qu’à copier sur moi !

AVANT-POST !

Dies grèvae !

Selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître ce jour, la mobilisation d’aujourd’hui est jugée justifiée par 69% des Français.

 

Communiqué de presse

Groupe des Élus Socialistes et Républicains de Progrès du Conseil général de Seine et Marne


Grève du 29 janvier 2009 : les élus de gauche à la rescousse des salariés

Le Groupe des élus socialistes et républicains de progrès du Conseil  général de Seine-et-Marne soutient les salariés des secteurs public et privé.

La crise actuelle nécessite des mesures fortes de relance économique en matière de sauvegarde de l’emploi, de salaires, de retraites. La défense du service public et de ses agents est au cœur de nos préoccupations.

Par ailleurs, malgré le report de la réforme des lycées,  les enseignants et les élèves sont très déterminés et continuent de protester contre les 13 500 suppressions de postes programmées en 2009.

Les élus socialistes du Conseil général attirent l’attention des Seine-et-Marnais sur  les conséquences de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement et dénoncent l’insuffisance de son plan de relance.

La Poste, l’Education nationale, la Santé etc., piliers des services publics de notre pays sont systématiquement attaqués notamment dans notre département.

A la suite de la crise financière engendrée par les Banques, beaucoup d’entreprises seine-et-marnaises sont en grande difficulté.
L’économie de notre département est en grand danger.
C’est pourquoi nous somme solidaires des organisations syndicales qui appellent à la grève le 29 janvier prochain.

Nous appelons le maximum de Seine-et-Marnais à rejoindre le cortège Place de la Bastille à 14h00.  

M'sieur ! Y'a Barack, y fait rien qu'à copier sur moi ! dans Vie locale 0hoytuh8cz_tn  d3wwzer6az dans Vie localej4xvszib58

Didier Turba,

Président du Groupe des élus Socialistes et Républicains de progrès du Conseil général de Seine-et-Marne. 

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M’sieur ! Y’a Barack, y fait rien qu’à copier sur moi !

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nx2aquwkofors des deux mois qui viennent de s’écouler, je me suis fortement interrogé sur la capacité de nos grands médias nationaux à avoir correctement évoqué les bonnes raisons pour lesquelles Barack Obama avait été désigné par ses concitoyens onclesamiens comme 44ème président de leurs outre-atlantiques contrées.

Son charisme ? Oui, bon, peut-être…

L’espoir qu’il incarne, l’envie de voir régresser les injustices ? Certes…

Sa volonté de rompre avec son W de prédécesseur ? Eventuellement…

Je sentais bien qu’il y avait autre chose. Je savais bien que la principale cause de cet engouement obamien nous avait échappé.

C’est en lisant le magazine le Point de la semaine écoulée que j’ai soudain réalisé l’évidence.

Mais comment n’y avais-je pas pensé avant ? Mais comment avais-je pu être aussi aveugle ?

Mais pourquoi donc la seule et la vraie explication de la victoire de Barack ne m’avait pas sauté aux yeux ?

Merci le Point, merci notre PFD (notre Poseur de Filets Dérivants…) !

L’inspirateur, le facilitateur, que dis-je, le catalyseur de cet exploit historique ne pouvait être que…

Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 !

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Puisqu’on vous le dit. Et pas n’importe qui ! M. de la Brosse, l’un des responsables de la cellule communication de l’Elysée (rarement un nom de famille aura tombé autant à pic), nous livre son indispensable avis sur la question :

Si le nouveau Président US a été élu, c’est parce qu’il a su copier NSTV, la télé du candidat-Sarkozy, mais surtout, par ce qu’il a su s’entourer de réseaux de supporters « Sur le modèle des réseaux de supporters pilotés par Yves Jégo (*) pour Nicolas Sarkozy. »

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http://www.lepoint.fr/actualites-politique/null/917/0/309088

Quand même, faut-il être sot pour n’avoir pas réalisé cette évidence, tout de même : notre SEAOMMUMP-346-1a fait élire Barack. Un point c’est tout !

Bon, en même temps, on se souvient de la cagade formidable révélée par le quotidien Libération, qui avait obligé notre édilanous à modifier quelque peu son site de supporters. Souvenez-vous :

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Pour plus de précisions quant à l’utilisation des enfants dans la campagne sarkozyste, le rappel des faits, c’est par ici, et par là

L’article du Point se termine néanmoins par une remarque qui vient un peu (c’est un euphémisme) tempérer les ardeurs de M. de la Brosse :

« *Contrairement à NSTV, le site des « Supporters de Nicolas Sarkozy » a été supprimé.« 

On se demande vraiment quelle a bien pu être la raison de cette suppression…

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La crise, la région et l’exocet…

La crise, la région et l'exocet... dans Vie locale 090127035400390113061277  vous aurais bien rendu compte aujourd’hui du dernier conseil municipal monterelais en date, mais ces réunions se suivent et se ressemblent tellement… Est-ce bien la peine….

Est-il bien utile d’en mentionner ici la durée, 32 minutes et 24 secondes, pour quelque 38 points à l’ordre du jour, dont un consacré aux orientations budgétaires ?

Est-il bien nécessaire de rappeler le rôle du conseil aux yeux de notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1, à savoir tenir lieu de chambre d’enregistrement des décisions prises en amont ?

Est-il envisageable de rappeler le grand credo, le grand confiteor de notre édilanous : je veux bien sûr parler du « C’est pas ma faute, c’est les autres ! » ?

Les autres, avant-hier soir, ce fut d’une part la Crise avec un grand C, concernant les difficultés futures, car on ne change pas une politique locale qui ne fait pas ses preuves. Mais surtout, les autres, ce fut la Région, responsable de mille et uns mots, campagne électorale oblige… Ah ! Qu’ils sont donc méchants, ces autres-là !

Faut-il vous informer du futur grand projet municipal de parking souterrain ? On sait en effet que notre SEAOMMUMP-346-1 a une furieuse propension à vouloir creuser des trous sous ses pieds.

Laurent Hamelin lui fit à juste titre remarquer que creuser dans le centre-ville, zone inondable et concernée par le PPRI, allait revenir très très cher, caisson étanche, et tout le tra-la-la. Réponse du premier magistrat de la ville : les immeubles alentours seront revalorisés. Traduction : les appartements coûteront plus cher, et avec la fameuse crise dont parlait notre SEAOMMUMP-346-1, on se demande qui ira les acheter…

Faut-il vous avertir qu’un Conseiller municipal vient de rendre son tablier ? (On nous apprit que son emploi du temps ne lui permettait plus d’assurer cette fonction, mais je vais creuser un peu tout ceci, j’ai quelques autres informations tout à fait différentes…)

Faut-il vous préciser que la liste des prochains marchés publics sera publiée dans la République de Seine-et-Marne ?

Non, fidèles flambergiens, je ne vous parlerai pas de tout ceci. N’insistez pas !

En revanche, remercions une nouvelle fois notre Poseur de filets dérivants : je vais pouvoir vous faire prendre connaissance du gros poisson qu’il vient de pêcher.

Que dis-je un gros poisson… Je devrais plutôt écrire « un exocet » !

Jugez plutôt : voici ce qu’on pouvait lire ces jours-ci sur le blog de la Mairie de Montereau :

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http://www.ville-montereau77.fr/montereau/2009/01/salon-du-mariage-exhaussez-votre-r%C3%AAve-blanc-.html
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Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais quand on est en passe de se marier, quand on est amené à échanger les anneaux, lorsqu’enfin, on va pouvoir accéder à des délices que d’aucuns n’hésiteraient pas à qualifier de conjuguaux, c’est vrai qu’il vaut mieux en effet exhausser et donc par là-même relever tout ce qui se trouve à portée de votre main.

Surtout pour un rêve blanc.

C’est en tout cas ce que je souhaite voir exaucé en ce qui concerne  les futurs jeunes mariés de la région…

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Vous avez dit… sarkozyste historique ?

Vous avez dit... sarkozyste historique ? dans Vie locale 090126072228390113057854amedi dernier, toutes les rédactions de France et de Navarre recevaient le communiqué de presse suivant, que je vous recopie ci-dessous :

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Comme les plus attentifs d’entre vous n’auront pas manqué de le remarquer, un sarkozyste historique brille par son absence, au sein de ces désormais nouveaux conseillers politiques de l’UMP.

Oui, notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 n’a pas eu l’heur d’être accepté comme conseiller par le bureau politique du parti.

Qu’aurait donc pu bien pu conseiller notre édilanous ?

La castration plus ou moins chimique des chats errants, (opération devenue très en vogue parmi son Conseil municipal monterelais….), comment choisir une banane de qualité, comment organiser des téléconférences quand ça chauffe sur le terrain ultra-marin, comment lancer une opération de communication pour promouvoir l’outre-mer sans en protéger le nom, comment se faire retoquer par le Conseil Constitutionnel et le Sénat, comment se faire figurer en 346ème place sur 348 dans un classement de l’INSEE, comment battre des records d’augmentations d’impôts (avant la crise…), j’en passe et des meilleurs…

Il faut remarquer en effet que le conseiller politique choisi en Seine-et-Marne n’est pas Yves Jégo, n’est pas un sarkozyste historique, mais bien un chiraquien pure souche, je veux bien sûr parler de Christian Jacob… (Je rappelle pour les plus jeunes d’entre vous que le chiraquien pure souche est au sarkozyste historique ce que le supporter de l’O.M. est au supporter du P.S.G., toutes proportions gardées.)

Oui, l’homme fort umpien du Sud-Seine-et-Marne est bel et bien le député-maire de Provins.

On verra par là que les ambitions de notre SEAOMMUMP-346-1 de figurer en bonne place dans l’organigramme du mouvement populaire, ces ambitions-là viennent de fondre comme neige au soleil.

Non seulement il n’a pas de bonne place, mais il n’a pas de place du tout, alors que même son ex-collègue porte-parole Nadine Morano en a décroché une…

Notre Président, dans son infinie générosité, lui allouera-t’il un petit lot de consolation ?

A l’heure où j’écris ce papier, rien ne permet de l’affirmer…

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Le mystère de la 11ème Chambre pas jaune…

Le mystère de la 11ème Chambre pas jaune... dans Vie locale 090125112435390113049892onc, jeudi dernier, à la 11ème chambre d’appel de Paris, se déroulait la deuxième audience en appel du désormais fameux procès POEY / JEGO.

On se souvient que j’avais en effet interjeté l’appel du jugement en première instance rendu au tribunal de Fontainebleau le 17 avril dernier. (La date présente une importance certaine, gardez-la bien en tête…)

Rappel des faits ici, et ici aussi

Comme nous l’allons voir, et comme devait la qualifier le Président de cette 11ème chambre d’appel, spécialisée dans les délits de presse, la situation devait se montrer tout à fait « exceptionnelle ».

En effet, comme au ping-pong, au badminton, ou  comme dans bien d’autres activités naturelles, pour pouvoir vraiment s’amuser, en matière judiciaire, il faut être deux. Si l’on est moins, c’est beaucoup plus difficile et beaucoup plus ennuyeux…

(Je vois que vous et moi pensons à la même activité naturelle, mais je m’égare…)

Pourquoi, dans ce procès, ne sommes nous donc pas au moins deux ? Pourquoi me retrouvé-je seul, comme appelant, mais sans partie civile, ce qui justifie ce qualificatif de situation « exceptionnelle » ?

Tout simplement parce que d’une part, le Ministère public, le Procureur de la République n’a pas fait appel du jugement de Fontainebleau. (Yves Jégo avait porté plainte en citation directe, c’est à dire sans avoir recours au Parquet…)

Mais le Ministère public n’est pas le seul à ne s’être pas manifesté !

Figurez-vous que notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 n’a pas fait appel dans les temps, à savoir dans les dix jours suivants le 17 avril.

Certes, il a fait appel, mais… presque quatre mois après la date limite, il a fait appel début octobre 2008, c’est à dire quelques jours après la première audience parisienne du 22 septembre, au cours de laquelle le Président de la 11ème chambre avait déjà fait remarquer à son avocat :

« Vous comprenez, Maître, pour moi, M. Jégo n’existe pas ! »

(Est-il besoin de vous préciser que cette phrase-là illumina non seulement ma journée, mais toute la semaine qui suivit ?)

Quand je vous aurai précisé qu’en plus, le tribunal de Fontainebleau n’a pas statué sur l’action civile, vous comprendrez pourquoi je me retrouve tout seul, pas comme une âme en peine, mais presque…

Les avocats-conseils de notre édilanous tentèrent une explication : M. Jégo aurait fait appel dans les temps, mais « implicitement » !

Implicitement ! Voilà un bel adverbe !

Assis bien sagement que j’étais, je me mis à penser en ayant un frisson dans le dos, que si ça se trouvait, ils allaient demander « implicitement » à faire réouvrir le bagne de Cayenne, pour m’y faire embastiller.

L’un de mes avocats, le brillant Maître Emmanuel Tordjman, l’associé de Me Jean-Pierre Mignard, dut penser à peu près la même chose :

« Très bien ! Demandez également « implicitement » à mon client de verser à M. Jégo 20 000, 30 000, 50 000, 100 000 euros, pendant que nous y sommes ! », proposa-t’il au Conseil de notre SEAOMMUMP-346-1.

Le ton monta…

Dans la salle d’audience, la tension était à son comble… Nous étions en hiver, nous ne pouvions donc entendre les mouches voler, mais dans la salle, le public gardait un impressionnant silence.

Tous les avocats présents écoutaient attentivement les débats, alors que dans les affaires précédentes (M6 vs Pierre Mazeaud, Serge July vs Sté Omnium…) il faut bien dire que la majorité du public non-concerné s’en fichait un peu…

Finalement, pour clore l’audience, le Président nous donna rendez-vous le 23 février prochain pour… une nouvelle audience, la troisième du procès en appel POEY / JEGO.

Il y sera décidé de la suite des événements : allons-nous continuer, ou bien y aura-t’il prescription, l’action publique étant prescrite en matière de délit de presse trois mois révolus après le prononcé du jugement ?

Le suspens est à son comble…

Bon, moi, je dois vous avouer que ma participation, ce jeudi après-midi, fut des plus minimes, les arcanes de la procédure judiciaire m’étant complètement étrangères… (J’ai pris musique en option au bac…)

Appelé à la barre, je sus néanmoins répondre aux deux questions du Président.

Il me demanda ma date de naissance. Ca, c’était facile, c’est la même année que celle de notre SEAOMMUMP-346-1.

Puis, il me demanda le lieu de cette naissance.

Je fus assez fier de pouvoir lui répondre : « Monsieur le Président, je suis né à Montereau-Fault-Yonne ! »

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Avant de vous quitter, je ne saurais trop vous recommander l’excellent livre de Me Jean-Pierre MIGNARD et Me Emmanuel TORDJMAN, « L’affaire CLICHY. Morts pour rien ».

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http://sejed.revues.org/document297.html

Et puis un grand merci à mon autre avocat, maître PREVOST-BOBILLOT, Maître Nicole, qui n’est pas sur un arbre perchée, que ce soit à Paris ou à Melun…

Grosses bises à Zorro qui se reconnaîtra.
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A demain !

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Rumeurs glandulaires…

Rumeurs glandulaires... dans Récréation 090124113304390113045851otre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 ayant subitement pris conscience que décidément, dans sa bonne mairie, nombre d’Adjoints, de Conseillers, de Cadres territoriaux s’étaient découvert une passion pour les testicules félins, notre SEAOMMUMP-346-1, si l’on en croit les rumeurs, envisagerait de prendre de sérieuses mesures !

Bien entendu, et comme toujours, n’en finis-je pas de vous le rappeler, vous avez toute ma confiance : vous saurez démêler le faux du faux !

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Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1, sur proposition de notre Conseillère municipale déléguée à la vie animale,  aurait eu l’idée de jumeler Montereau avec Castres.

Rumeur, pas rumeur ?

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A moins que ce ne soit avec la peu connue ville ouzbèque de Garches-Les-Gonades…

Rumeur, pas rumeur ?

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Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 aurait même pensé désormais conclure tous ses conseils municpaux et intercommunaux par un tonitruant « COUPEZ ! »

Rumeur, pas rumeur ?

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Dorénavant, quand un conseiller municipal rencontrera un autre conseiller municipal, en plus de se raconter des histoires de conseillers municipaux, les deux devront se saluer par un vibrant :

« Salut, ma couille ! »

Rumeur, pas rumeur ?

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Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 penserait à faire installer à Montereau, non seulement une annexe de faculté de médecine consacrée à l’urologie (on se souvient du dernier billet de M. HOU) mais également un département consacré à l’enseignement de l’orchidectomie.

Rumeur, pas rumeur ?

(Pendant que j’y suis, je ne résiste pas à la tentation de vous faire vous souvenir que la destination de villégiature préférée des urologues se situe bien évidemment du côté des îles de la Sonde.)

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Notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 ému par cette passion subite pour les coucougnettes, les roubignolles, les roupettes,  les bijoux de famille, les gosses, les cojones, les orphelines, les génitoires, les bonbons, les noisettes, les boules, les bourses, les rognons, les chiquebilles, les roustons, les glaouis, les parties, les réservoirs, les prunes, les valseuses, les balloches, les olives, les joyeuses, les attributs, les burnes, les échalotes, les pompons, les chnolles,  notre Secrétaire-d’Etat-A-l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 envisagerait la création d’une manifestation festive destinée à servir un peu de soupe à tous les Monterelais.

Cette action à la fois culinaire et lourdement chargée de signification en matière de prévention sanitaire  s’intitulerait « La couille dans le potage ».

Rumeur, pas rumeur ?

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Je me demande parfois si trop de facilité ne tuerait pas la facilité…

Bon, en tout cas, place à la photo dominicale. Comme d’hab’, lâchez-vous !

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A demain ! Nous aborderons quelques éléments simples de procédure judiciaire…

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Big brother is not watching you any more…

Big brother is not watching you any more... dans Sur le vif... 090123025418390113041679ous le savez, ce blog est également destiné à rendre un ou deux services aux monterelais. On se souvient de l’épisode des sacs à déjections canines qui avaient déserté le distributeur bleu prévu à cet effet. Ces ramasses-crottes furent illico remplacés dès la parution du papier qui leur fut consacré.

Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.

Aujourd’hui, je me propose de participer une nouvelle fois au bien-être de nos concitoyens. Que voulez-vous, la passion du service public est plus forte que tout…

En effet, une nouvelle fois, une caméra de video-surveillance semble sur le point de devoir consulter le réparateur de caméras de video-surveillance. Mais je peux me tromper…

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Certes, vous constaterez que la photo ne permet guère de savoir où est situé ce système électronique. Les amateurs de gros plans se régalent.

C’est fait exprès ! Figurez-vous que je m’en vais tenter une expérience scientifique, et ce, pas plus tard que maintenant. Je voudrais savoir quel sera le temps nécessaire aux  cadres municipaux préposés à la lecture de cet espace numérique pour déclencher un plan ORSEC destiné à sauver cette pauvre caméra.

Car tous les psychologues le disent : quand on travaille longtemps sur un ordinateur, même pour un cadre municipal, il faut de temps en temps disposer d’un petit dérivatif sous la main. Pour penser à autre chose, pour évacuer le stress, pour décompresser

(Je vous prierai de ne pas laisser un quelconque et trivial commentaire relatif à l’infinitif « décompresser ». Ici, c’est du sérieux, on ne rigole pas avec les mots…)

Alors donc, si ce matin, je peux joindre l’utile à l’agréable…

A demain, pour les rumeurs et la photo. Une photo certes pas aussi belle que celle publiée mardi dernier, mais néanmoins intéressante.

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Après post !

Procès POEY / JEGO : de l’action, du suspens, des rebondissements !

Notre Secrétaire-d’Etat-A l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 n’a pas fait appel dans les temps du jugement en première instance, le Ministère Public n’a pas non plus interjeté l’appel.

Il se pourrait donc que je me retrouvasse tout seul dans un procès sans partie civile !

Avant hier, au Palais de Justice, le Président de la 11ème chambre d’appel de Paris spécialisée dans les délits de presse, a qualifié la situation d’exceptionnelle !

Je développerai tout ceci lundi prochain ! Vous pouvez m’en croire, ce fut un grand moment que cette audience d’hier après-midi !

A suivre !

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Surville : retour vers le futur (9)

Avant post !

Procès POEY / JEGO : de l’action, du suspens, des rebondissements !

Notre Secrétaire-d’Etat-A l’Outre-Mer-Maire-UMP-346-1 n’a pas fait appel dans les temps du jugement en première instance, le Ministère Public n’a pas non plus interjeté l’appel.

Il se pourrait donc que je me retrouvasse tout seul dans un procès sans partie civile !

Hier, au Palais de Justice, le Président de la 11ème chambre d’appel de Paris spécialisée dans les délits de presse, a qualifié la situation d’exceptionnelle !

Je développerai tout ceci lundi prochain ! Vous pouvez m’en croire, ce fut un grand moment que cette audience d’hier après-midi !

A suivre !

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Nous continuons à remonter le temps, afin de mieux comprendre les enjeux actuels. Mathieu PERCHEMINIER, que je ne remercierai jamais assez pour ses nécessaires chroniques, nous replonge dans les années 70 à Surville.

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« Montereau, une ville malade qui attend de l’Etat

le respect de ses promesses » [1].

 (épisode 8.)

Le titre de l’article paru dans le Télégramme en dit long sur la situation de la ville au début des années 1970. L’énorme carence d’emplois sur le bassin de Montereau rend l’agglomération repoussoire. Les usines ne sont pas en mesure d’offrir du travail pour tous les Monterelais. Alors, « pourquoi des gens iraient-ils se loger précisément là où aucun emploi ne leur est proposé ? »[2]. Par conséquent, le taux de vacance des logements s’aggrave au fur et à mesure qu’ils se construisent :

« En raison de la carence des créations d’emplois, 500 logements restent inoccupés tandis que 300 sont en cours de finition, ce qui crée un grave déséquilibre tant social qu’économique »[3].

La Ville de Montereau s’était portée garante, dans les années 1960, des emprunts contractés par la SESM, soient 11.422.000 francs. En cas de scénario catastrophe qui représenterait une charge trop lourde pour le garant (la Ville), la garantie supplémentaire du département est sollicitée par la Caisse des Dépôts et Consignations. En 1973, la SESM est pratiquement en faillite, la Ville, garante des emprunts, menacée de devoir les remboursés… La situation est tellement grave que la République de Seine-et-Marne n’hésite pas à qualifier Surville « d’épée de Damoclès sur le budget de la commune »[4]. La mise sous tutelle de la mairie se profile à l’horizon…

Le 18 novembre 1972 se tient une séance extraordinaire du conseil municipal consacrée exclusivement à la situation déficitaire de la SESM et de l’OPHLM. Des mesures d’urgence en faveur de la cité du plateau sont instamment demandées. Le bilan financier prévisionnel d’aménagement et d’équipement actualisé de la ZUP établi par la SESM à la demande de la municipalité est éloquent : le déficit s’élève à 7.530.000 francs pour 3.782 logements achevés. Il est par ailleurs souligné que les conséquences concrètes sur les finances communales seront effectives dès la fin de l’année[5].

En outre, la perte de recettes pour l’OPHLM, du fait de la vacance importante dans son patrimoine, se chiffre à 7.250.000 francs. Ce ne sont pas les augmentations de loyer que subissent les locataires qui suffiront à rétablir l’équilibre. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir s’acquitter régulièrement de celui-ci : l’endettement se profile. Impuissant, le conseil municipal impute à juste titre la responsabilité de cette situation aux pouvoirs publics :

« Ce déséquilibre découle de la stagnation économique de Montereau dont la cause est, d’une part, le refus d’agrément aux industriels désireux de s’installer à Montereau, et d’autre part, la politique d’aménagement du territoire décidée par le Gouvernement, et qui se concrétise en particulier par la création des Villes Nouvelles autour de l’agglomération parisienne (…) au détriment des entités urbaines existantes telles que notre ville »[6].

Soutenue par le conseil général, la municipalité a décidé ce 18 novembre 1972 de limiter jusqu’à nouvel ordre le programme des constructions à 3.782 logements[7], afin de tenter de résorber tout d’abord la vacance, et d’accorder des subventions à l’OPHLM pour ne pas que les loyers n’augmentent trop.

« L’absence des contribuables prévus amène un déséquilibre budgétaire grave des finances locales (augmentation démesurée des contributions mobilières, patentes,…). Ces impôts sont proportionnellement très lourds et à l’extrême limite des possibilités des Monterelais »[8].

Surville : retour vers le futur (9) dans Vie locale 090121100754390113030298

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Finalement, l’Etat prend la question de Surville à bras le corps : un plan de redressement est soumis à la municipalité par la DDE le 4 avril 1974. Fondé sur le redémarrage de la construction de la ZUP en 1975 à raison de 150 logements par an jusqu’en 1980 (soit 900 logements supplémentaires), ce plan est en réalité imposé à la Ville[9]. Il est constitué de trois points : le rachat par l’Etat des terrains non équipés de la 2ème tranche, la consolidation à 12 ans d’un emprunt de 1.980.000 francs et à 10 ans d’un autre emprunt de 2.000.000 francs contractés par la SESM, et la réalisation par la SESM d’un nouvel emprunt de 2.500.000 francs, afin de poursuivre l’édification des bâtiments. Ainsi, ce plan prévoit de circonscrire la ZUP au seul périmètre de la première tranche, qui doit compter 4.700 logements.

La commune est en réalité quasiment contrainte d’accepter dans l’urgence les propositions de la DDE. Extrêmement pressée, elle ne peut même pas envisager de mener certaines études préalables : la DDE tend le spectre des risques encourus par la municipalité en cas de refus du plan… Maitre d’ouvrage de la ZUP, la Ville, consultée seulement pour avaliser des décisions, se sent complètement méprisée. Le Conseil Municipal extraordinaire du 28 juin 1974 est consacré au débat de ce plan de redressement. L’analyse qui en est faite est accablante : aucune garantie n’est apportée en matière d’emploi, le financement des équipements indispensables n’est pas mentionné. Mais surtout, le projet risque fortement de placer la ville dans une situation plus grave encore en 1980. Rien ne vient en effet garantir que les hypothèses de croissance émises se réaliseront, et que le taux de vacance diminuera !

« Nous ne savons ni vous ni moi si l’année prochaine la conjoncture économique sera bonne ou mauvaise. Il me semble impossible en l’état actuel des choses de reprendre une opération de construction de logements à Surville »[10].

Le choc pétrolier venant juste de se produire, les perspectives de croissance s’avèrent très aléatoires même si les premiers effets de la crise ne sont pas encore ressentis en France. De plus, les communes environnantes ont réalisé des projets de lotissements relativement importants, concurrençant sérieusement les logements du plateau.

Le conseil municipal se résout à repousser provisoirement le plan pour se laisser le temps à l’étude des garanties qui doivent être apportées à la commune afin d’éviter la catastrophe en 1980[11].  La commune demande également la création d’une ZAC industrielle (en extension de la ZI) et le règlement des difficultés de l’OPHLM.

« La ville se sent attaquée, d’autant qu’elle semble faire l’objet de menées douteuses. Elle n’est qu’un exemple de l’indéchiffrable maquis administratif qui enserre aussi bien les autorités supérieures que les instances locales »[12].

L’Etat assimile le délais demandé à un refus pur et simple du plan. Alain Peyrefitte, député-maire de Provins, fustige l’hypercentralisation des décisions et ses conséquences, la prégnance de la technocratie. C’est, selon son expression, « le mal français à l’œuvre sur le terrain »[13]. Un chapitre entier est consacré spécifiquement à la ZUP de Surville dans son ouvrage paru en 1976, dans lequel il reconnaît les erreurs de ses alliés politiques parisiens. De plus, les lignes de clivage qui traversent l’appareil d’Etat ne sont pas sans porter tort à la cohérence des actions menées.

Le 29/11/1974, après avoir mené plusieurs études, le conseil municipal décide d’adopter un nouveau plan de redressement programmant la construction de 450 logements supplémentaires à partir de 1975, à raison de 100 par an. Le périmètre ZUP est restreint.

Contrairement à ce que proposait l’Etat, ce plan aborde la question cruciale de l’emploi : il est prévu la création de 1.000 emplois, essentiellement féminins. On évoque également la nécessité d’un deuxième pont enjambant la Seine, afin de mieux desservir la Zone Industrielle et le grand ensemble de Surville. Suite à la parution du rapport de la commission de contrôle mettant en lumière la situation déficitaire de l’OPHLM, des mesures en sa faveur sont établies. Enfin, un espace vert doit voir le jour avenue de la Gramine, à la place d’un terrain vague. Les travaux d’aménagement débutent en novembre 1976. Jusqu’alors, Surville et ses 12.000 habitants ne disposaient d’aucun espace vert ou square public…

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Mathieu PERCHEMINIER

Chargé de mission en développement social

 

 

 

 


[1] Le Télégramme, Montereau, une ville malade…, 01/1972.  [2] L’Humanité, Montereau. « Le gouvernement a violé ses engagements. Qu’il paie ! », 26/2/1972. [3] Combat, Montereau, ville piégée ?, 22/3/1972.[4] La République de Seine et Marne, Surville : une épée de Damoclès sur le budget de la commune, 23/5/1977.

[5] Délibération du conseil municipal, séance extraordinaire, 18/11/1972, Registre du 28/10/1971 au 22/12/1972, p.287.

[6] Samuel Ettedgui (maire de Montereau) lors de la séance extraordinaire du conseil municipal précédemment citée.

[7] Délibération du conseil municipal, séance extraordinaire, 18/11/1972 : « Le conseil décide de limiter jusqu’à nouvel ordre le programme de constructions à 3.782 logements, compte tenu de la grave sous-occupation actuelle des ensembles d’habitations existants ».

[8] André Lesourd, Desserrement industriel et croissance urbaine à Montereau, Mémoire de maîtrise de géographie, Paris, 1972, p.78.

[9] Ville de Montereau, Délibérations du Conseil Municipal, n° spécial, Montereau, 28 juin 1974, p.4.

[10] Mr. Pinte, député de la circonscription, dans Ville de Montereau, Délibérations du Conseil Municipal, n° spécial, Montereau, 28 juin 1974, p.18.

[11] Ville de Montereau, Délibérations du Conseil Municipal, n° spécial, Montereau, 28 juin 1974, p.20.

[12] Combat, Montereau, ville piégée ? , 22/03/1972.

[13] Alain Peyrefitte, Le mal français, Plon, 1976, Paris, p.227.

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A suivre…

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La vie des bêtes (2)

 

La vie des bêtes (2) dans Vie locale 090121043133390113031908, vous le savez, les promesses sont tenues et nous allons donc retrouver notre Conseillère Municipale Déléguée A la Vie Animale, Présidente de l’association monterelaise « Animalement vôtre », là où nous l’avions laissée hier.

(Pour les nouveaux-venus, les distraits, où les flambergiens frappés d’amnésie pendant la nuit, le rappel des faits est de ce côté…)

Le 16 janvier dernier,  priée de s’expliquer sur ses agissements personnels au sein de l’assoc’, notre CMDAVA avait appris aux membres présents qu’elle ne se conformerait plus désormais aux statuts. Des »amis » à elle lui ayant conseillé de rédiger de nouveaux textes.

Comment pouvait-elle prétendre à ce « coup de force » ?

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Elle annonça tout simplement qu’elle avait enregistré de nouvelles adhésions. Une cinquantaine de nouvelles adhésions.

Et pas n’importe quelles adhésions. Nous trouvons parmi celles-ci :

- Sa famille. Les amis de la famille. La famille des amis.

- Des Adjoints au Maire de Montereau, (Culture, Personnes âgées, Travaux et Bâtiments municipaux… Je vous donne les attributions, ce qui vous permettra de jouer un peu…)

- Des Conseillers municipaux,

- Le Directeur des Affaires générales de la Mairie de Montereau, celui-là même des grands crus essonniens,

- Le Directeur de la Solidarité de la Mairie de Montereau, celui-là même du devoir de mémoire,

- Le Directeur de la Com’ de notre édilanous,

-  Des Cadres territoriaux municipaux (Etaient-ils au courant de l’entière problématique, je me pose encore la question…)

Fort de ces nouveaux soutiens, et comme en témoigne le compte-rendu de la réunion de Bureau, que je recopie sans y changer une virgule, (toujours cet amour des faits) : « Madame Drèze se lève décidant que la réunion est terminée en ce qui la concerne, elle a un autre rendez-vous important. Elle nous annonce alors qu’elle met fin à notre collaboration puisque nous sommes « virés », elle a procédé à l’inscription de nouveaux membres, « des amis », qui ont pour ordre de nous virer à la prochaine assemblée générale extraordinaire, qu’elle convoque.[...]

Elle nous précise que pour ses nouveaux adhérents, elle a refait de nouveaux bulletins, que ce ne sont pas des « freluquets de merde comme nous qui l’impressionnent », elle a des appuis et que nous ne sommes plus rien…« 

Pour les membres du bureau, la coupe est pleine : « Dans ce rapport de force, nous nous voyons contraints, conformément aux statuts, de prononcer sa radiation comme membre du bureau. Nous allons rédiger une notification qui sera envoyée en sous préfecture. Elle réplique en disant qu’elle a des appuis, et que ces appuis se chargeront de faire annuler cette notification. Elle refuse cette radiation puisque nous sommes « virés ». Elle quitte la pièce. Il est 20 heures.« 

Le notification de radiation sera notifiée et envoyée en sous-préfecture le 17 janvier 2009.

Voilà donc où nous en sommes.

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Je vais me permettre deux remarques, en attendant de connaître les prochains développements de l’affaire, qui trouveront évidemment dans cet espace numérique un relais, et peut-être même un écho.

1) Amis flambergiens, si vous décidez de fonder à votre tour une association, je vous conseille de bétonner, avec du béton à la tonne, l’article relatif à l’adhésion de nouveaux membres.

Pour l’association « Animalement vôtre », l’article 5 stipule :

« Pour faire partie de l’association, il faut être agréé par le bureau qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d’admissions présentées, ou être parrainé par un membre déjà admis.« 

2) Amis animaux monterelais, sachez que dorénavant, votre vie pourrait atteindre un degré de félicité que vous n’auriez jamais imaginé, même dans vos rêves bestiaux les plus fous.

Dame ! Pensez donc ! Avec le nombre d’Adjoints, Conseillers municipaux, Directeurs de service, qui subitement, ont pris conscience de vos dures conditions d’existence, le paradis félin, canin, aviaire, et probablement piscicole, ovin voire bovin aura désormais une antenne sur cette terre, qu’il faudra assurément programmer en coordonnées bleues sur nos GPS : le 54 de la rue Jean-Jaurés, la Mairie de Montereau !

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