Archive pour août, 2009

Les joies du Call Center (5) : le contrôle fiscal inopiné

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090813062327390114243934e continue aujourd’hui la série estivale de cette semaine…

Comment transformer les incessants appels des call centers en petits jeux tout à fait innocents, destinés à égayer un peu le triste boulot des employé(es) de ces sociétés qui essayent de vous fourguer tout et n’importe quoi, sans que vous n’ayez rien demandé du tout ?

Aujourd’hui,je vais pouvoir discuter avec un directeur commercial, s’il vous plaît ! Rien que ça !…

Un rappel : le nom de la société et celui de mes interlocuteurs ont seuls été changés. Tout le reste s’est véritablement déroulé ainsi que je vais le retranscrire…
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Le contrôle fiscal inopiné 

- Allô, je suis bien chez  M. Poey ? Je suis Laëtitia, de la société Céduchêne, fabricant et installateur de cuisines équipées. M. Poey, puis-je vous prendre cinq minutes de votre temps ? Ce ne sera pas long…

- Je vous en prie Laëtitia, ce sera un plaisir.

- Ah ! Merci M. Poey, c’est rare d’avoir un tel accueil… M. Poey, un tirage au sort a fait que vous avez gagné un bon d’achat de 50 euros à valoir lors du passage de notre représentant, qui justement se trouve dans votre région. M. Poey, est-ce que vous êtes content ?

- Ah oui ! Justement, j’attendais votre appel !

- Comment ça, M. Poey, vous voulez acheter une cuisine équipée ? Je vous passe un directeur commercial.

Je n’en espérais pas tant…..

- Allô, M. Poey, Jean-Michel Dufrêne, directeur commercial chez Céduchêne. Alors je vois que Laëtitia a fait du bon travail. Je….

- M. Dufrêne, enchanté. Je vous coupe tout de suite, parce que je vais vous exposer ma petite requête, en fait. Voilà. Je travaille actuellement au Ministère de l’Economie et des Finances, à Bercy, et je suis une formation intensive pour devenir Inspecteur des Impôts. Un futur polyvalent, si vous voulez. Et pour un stage de validation d’année, j’avais besoin d’une société à qui je puisse faire passer un contrôle fiscal. M. Dufrêne, je sens que ça va tomber sur vous, est-ce que ça vous fait plaisir ?

- Euh….. Ben….. c’est à dire ? Comment ça, un contrôle fiscal ?

- Oui, un contrôle fiscal, je viendrai chez vous avec trois Inspecteurs titulaires, qui seront avec moi tandis que je vais éplucher à la loupe tous vos comptes. On sera donc à quatre sur votre comptabilité…

- Oui, mais…. est-ce que je peux refuser ?

- Refuser un contôle fiscal ? M. Dufrêne,  vous aimez les risques, vous !

- Mais c’est que….

- M. Dufrêne,  rassurez-vous. Je suis en formation, donc ça va très bien se passer. Bon, évidemment, pour que mon stage soit validé, il va falloir que je vous redresse, forcément. Si je ne trouve rien, je devrai recommencer toute mon année.

- Ah ?

- Oui, bien sûr. Mais rassurez-vous, ce sera un petit redressement. Comme je débute et que je ne suis pour l’instant que stagiaire, ça n’ira pas au delà de 75 000 euros. C’est rien !

- C’est une blague, dites-moi que c’est une blague !

- Vous croyez que l’administration fiscale est réputée pour ses blagues, vous ? Bon, vous êtes dans les pages jaunes, pour votre adresse, je suppose. A lundi matin, donc, avec tous vos comptes, et toutes vos factures. Bonne fin de journée, M. Dufrêne ! Et encore merci de m’avoir appelé !

- Oh, de rien….

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Les joies du Call Center (4) : les fenêtres à cristaux liquides

 

Les joies du Call Center (4) : les fenêtres à cristaux liquides dans Récréation 123gifs0110022 dans Récréation0001000300010014000300050019f4807h14

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090813070039390114243947e ne vous rappelle plus le principe du petit jeu auquel je me livre parfois…

Un téléphone, un Call-center, une étudiante qui exercice un terrible boulot mal payé, une société qui essaye de vous vendre ce dont vous n’avez pas besoin. Tels sont les ingrédients de la recette…

Et un peu d’imagination. Comme les autres jours, seuls les noms et prénoms sont modifiés.

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Les fenêtres à cristaux liquides

- Allô, je suis bien chez M. Poey ?

- Oui, on est très bien, chez moi.

- M. Poey ?

- Je viens de vous le dire.

- Ah ! M. Poey, je me présente, je suis Bernadette, de la société Kivoitou. M. Poey, la société Kivoitou réalise en ce moment une grande opération de promotion en ce qui concerne les portes et les fenêtres pour les propriétaires de la région. Vous êtes bien propriétaire, M. Poey ?

- Je suis bien propriétaire Bernadette.

- M. Poey, est-ce que vous envisagez prochainement de changer vos fenêtres ? En effet, un technicien est dans la région afin de vous proposer un devis au meilleur tarif. Est-ce que vous seriez intéressé par une visite de ce technicien ?

- Bernadette, moi je veux bien qu’il passe, mais il faut vous dire que chez moi, je n’ai plus du tout de fenêtres.

- Comment ça, vous n’avez plus de fenêtres ? C’est impossible ça, dans une maison !

- Mais c’est très possible, Bernadette. Figurez-vous que je suis ingénieur chez Sumsang-France, et je suis en train de développer un concept de fenêtres à cristaux liquides qui remplaceront les ouvertures existantes  dans les maisons.

- Je ne comprends pas très bien. A quoi ça sert une fenêtre à cristaux liquides ?

- Ca sert tout simplement à choisir la vue que l’on veut avoir chez soi. Moi, par exemple, en ce moment, je suis en Seine et Marne, et pourtant, je vois le Mont St Michel. Hop, je clique sur ma télécommande… Toc ! La grande muraille de Chine ! Encore un clic ? Allez zou… Les chutes du Zambèze ! Encore un coup ? La mairie de Montereau !

- Mais vous ne pouvez plus ouvrir, chez vous, alors ?

- Oui, c’est encore le problème, Bernadette. Mais j’y travaille activement. Je pense installer des petits ventilateurs tout autour du cadre pour renouveler l’air et je pense fixer des petites lampes à UVA et UVB afin de simuler de temps en temps la lumière du soleil.

- Ca va coûter cher ?

- Dans un premier temps, un peu, oui. Mais avec le temps, les prix vont baisser, forcément. Et puis après, à la place des cristaux liquides, on mettra du plasma. Ca ne vous tenterait pas, vous, Bernadette ? Si vous voulez, je peux passer chez vous afin de vous proposer un devis au meilleur tarif.

- Non non !  M. Poey, moi, je n’ai rien demandé…

- Voulez-vous que je vous dise Bernadette ? Moi non plus !

- Bon ben alors au revoir M. Poey…

- Au revoir Bernadette… Même pas une petite lucarne à cristaux liquides, vous êtes sûre ?

A ce moment-là, Bernadette a raccroché….

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Les joies du Call Center (3) : l’alarme sicilienne

Les joies du Call Center (3) : l'alarme sicilienne dans Récréation 123gifs0110022 dans Récréation0001000300010014000300050019f4807h14

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Vous le savez, cette semaine, je vous propose une petite série de papiers estivaux destinés à vous rapporter mes relations avec les employés des Call center, que je plains de tout coeur en raison de leur boulot ingrat de chez ingrat.

C’est pourquoi,  j’essaye de changer un peu leur quotidien en me lançant dans des dialogues parfois un peu étranges.

Le but de l’opération : leur faire passer un peu le temps, et nous amuser un peu, en cette triste vallée de larmes…

Cette fois-ci, ce fut une voix mâle qui m’attendait à l’autre bout de mon combiné.

Un rappel : même si les noms des commerciaux et des sociétés ont été modifiés, tout ce qui va suivre constitue la version aboutie et entièrement réelle de mon canular…

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L’alarme sicilienne

- Allô, M. Poey ?

- En personne !

- M. Poey, je suis Jean-Claude, de la société Dormétrankil, leader en matière d’alarme et de protection des propriétés privées. M. Poey, vous êtes bien propriétaire de votre habitation ?

- Absolument, Jean-Claude.

- M. Poey, vous n’êtes pas sans ignorer que l’insécurité est de plus en plus présente dans votre département et que les vols et les cambriolages se multiplient. La société Dormétrankil, leader en matière de protection des propriétés privées est en train de prospecter dans votre région afin de proposer aux propriétaires d’étudier des solutions vraiment efficaces pour protégér leur habitation. M. Poey, est-ce que vous vous sentez bien protégé ?

Ayant compris où Jean-Claude voulait m’emmener, je décidai de prendre un accent qu’on peut trouver dans les doublages français du Parrain, des Infiltrés ou encore de Mafia Blues.

- Ah, mon petit Jean-Claude, oui, chez nous, dans la Famille, on est bien protégé…

- Mais M. Poey, vous n’avez peut-être pas les dernières technologies que pourrait vous proposer la société Dormétrankil. Elle est comment, votre installation ?

- Mon installation, mon petit Jean-Claude, elle vient de Sicile, des environs de Palerme. Tu vois où c’est, ça, mon petit Jean-Claude ?

- Ah bon ? Et c’est quoi comme installation ?

- C’est une installation Paolo et Luca, mon petit Jean-Claude, la rolls des alarmes siciliennes, qu’on a dans la famille depuis plusieurs siècles. C’est le Smith et Wesson sicilien, si tu préfères, Jean-Claude. Un modèle du genre. Un critère de choix.Une référence.

- Et ça fonctionne comment ?

- Ca fonctionne avec deux siciliens, Paolo et Luca, qui sont expatriés chez moi en ce moment pour quelques ennuis au pays. Ils sont tous les deux munis de Beretta à canon scié, achetés sur la zone industrielle de Besançon…

- Vos plaisantez, je suis sûr, M. Poey ?

- Paolo, Luca, venez dire à M. Jean-claude si on plaisante, dans la Famille. Dans la Famille, on ne plaisante jamais. On n’est pas très pour la plaisanterie ! Paolo et Luca, ils sont à mon service, c’est mon alarme à moi, ma garantie, ma sécurité.

- Mais quand même, chez Dormétrankil….

- Jean-Claude n’insistez pas, je sens que la colère tranquille pourrait gagner.

- Mais c’est légal, ça ?

- Tout de suite, les gros mots, légal, légal…. Dis-moi, Jean-Claude, toi, t’aurais pas besoin de protection, toi aussi, une protection comment dire… sicilienne, la protection.

- Pourquoi vous dites ça, M. Poey ?

- Parce que Paolo et Luca, ils vont venir aussi te protéger. Ne refuse pas, ce serait déplacé. On n’est pas très chers dans notre famille, et chaque début de mois, ils viendront te voir.

- Mais non, non, M. Poey, moi j’ai ce qu’il faut !

- Jean-Claude, la protection de Paolo et Luca, ça ne se refuse pas. Ne désoblige pas notre Famille. Et en espèces, hein, au début de chaque mois. Allez, donne-moi ton adresse !

- Au revoir, M. Poey, bonne journée !

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Les joies du Call Center (2) : le congélateur maudit

Les joies du Call Center (2) : le congélateur maudit dans Récréation 123gifs0110022 dans Récréation0001000300010014000300050019f4807h14

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090813062327390114243934e continue aujourd’hui la série estivale entamée hier…

Comment transformer les incessants appels des call centers en petits jeux tout à fait innocents, destinés à égayer un peu le triste boulot des employé(es) de ces sociétés qui essayent de vous fourguer tout et n’importe quoi, sans que vous n’ayez rien demandé du tout ?

Aujourd’hui, c’est une entreprise de surgelés à domicile qui s’y colle…

Un rappel : le nom de la société et celui de mon interlocutrice ont seuls été changés. Tout le reste s’est véritablement déroulé ainsi que je vais le retranscrire…
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Le congélateur maudit

- Allo ? Je suis bien chez M. Poey ?

- Oui, vous êtes bien chez moi.

- Enchantée, M. Poey, je me présente, je suis  Kimberly, de la société Maxigel. M. Poey, est-ce qu’il vous arrive d’acheter et de consommer des produits surgelés ?

- Oui, ça m’arrive, Kimberly…

- M. Poey, est-ce que vous disposez d’un congélateur ?

Soupçonnant le but de l’appel de Kimberly, je décide d’adopter un ton tout triste, avec des reniflements et des sanglots dans la voix…

- Ah là là !… Ooooooh oui, j’ai un congélateur !…

- M. Poey, la société Maxigel se propose de vous livrer à domicile vos prochains produits surgelés, que vous aurez préalablement choisis dans notre catalogue. Est-ce que cela vous intéresserait ?

- Ah ! Non, ma pauvre Kimberly, ça ne m’intéresse pas du tout…

- Et pourquoi, M. Poey ? Nos prix sont tout à fait raisonnables !

- Kimberly, si vous saviez… Avec ma pauvre femme, on n’ose plus ouvrir notre congélateur…

- Comment ça, vous n’osez plus ouvrir votre congélateur ? C’est la première fois que j’entends ça !

-  C’est possible, mais nous, on ne l’ouvre plus, notre congélateur, sniffffffffffff, ça nous rappelle de trop mauvais souvenirs…

- Je comprends, M. Poey, c’est à cause de la crise économique, vous n’avez plus les moyens de remplir votre congélateur ? Nos prix sont très attractifs, vous savez…

- Je n’en doute pas, Kimberly. Mais avec ma femme, on n’arrivait vraiment plus à joindre les deux bouts, alors on a sacrifié notre dernier.

- C’est à dire ? Le dernier ? Quel dernier ?

- Ben, le dernier. Avec ma femme, on a sacrifié le dernier. Autrefois, quand on ne pouvait plus nourrir ses enfants, on les abandonnait dans les bois. Nous on a fait ça avec le progrès. Ah là là….

- ……………………………………

Kimberly ne sait plus quoi dire….

- Allô ? Kimberly ? Ouvrir notre congélateur en sachant qu’on va revoir forcément notre dernier… On n’ose plus…

- Vous plaisantez, bien sûr, M. Poey ?

- Oh ! Je n’ai pas le coeur à rire, Kimberly… Je pense que vous me comprendrez… Vous voulez d’autres détails, comment on a pu le rentrer dans le Sumsang ?

- Non non non, M. Poey, Je vais vous laisser ! Merci de m’avoir écoutée, je vous souhaite une bonne journée…

- Oh non, comme toutes les autres, elle ne sera pas bonne, Kimberly… Forcément, avec le dernier dans le congélateur… Au revoir !

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Je précise pour les enquêteurs locaux ou les fonctionnaires des Renseignements Généraux qui liraient Flamberge que mon congélateur est évidemment à leur disposition…

A demain, avec  un nouvel appel téléphonique !

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Les joies du Call Center (1) : la chaudière nucléaire

Les joies du Call Center (1) : la chaudière nucléaire dans Récréation 123gifs0110022 dans Récréation0001000300010014000300050019f4807h14

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090813061842390114243932e vous propose cette semaine une grande série estivale : les joies du Call  Center !

Dans la région, nous sommes nombreux à être dérangés par toutes sortes d’appels téléphoniques, des appels issus d’entreprises qui veulent nous vendre des tas de choses plus ou moins mirobolantes, plus ou moins inutiles et surtout plus ou moins chères.

Moi, plutôt que de rembarrer les pauvres étudiantes qui sont recrutées et payées une bouchée de pain pour faire ce terrible boulot, j’ai mis au point une petite activité, qui consiste à me lancer dans des improvisations parfois un peu surréalistes, j’en conviens, destinées à faire vagabonder un peu l’imagination de celle qui m’appelle.

Je vous livrerai donc les versions abouties de ces petites causeries.

Quand on n’a pas grand chose à faire….

Un dernier détail : tout ce qui suivra cette semaine a été scrupuleusement retranscrit, j’ai changé seulement le nom des entreprises et celui de mes correspondantes.

Pour le reste, que je sois transformé sur le champ en porte parole du Parti radical si je travestis quoi que ce soit !

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La chaudière nucléaire

- Allô, je suis bien chez M. Poey ?

- Oui, c’est moi.

- M. Poey bonjour, je me présente, Laëtitia de la société Oncelégèle. M. Poey, comme vous le savez et suite au Grenelle de l’environnement, la société Oncelégèle se propose de vous faire réaliser d’importantes économies en matière de chauffage, et vous venez d’être tiré au sort ! M. Poey, vous êtes-bien propriétaire de votre habitation ?

- Oui, c’est vrai !

- M. Poey, comment êtes vous chauffé ?

-  Je suis chauffé avec une chaudière nucléaire.

- Très bien M. Poey.

Laetitia, plongée dans ses fiches, ne semble pas mesurer la teneur de la réponse. Elle a besoin d’une petite précision :

- Et votre chaudière, elle fonctionne à quoi ?

- C’est une chaudière nucléaire qui fonctionne à l’uranium enrichi.

- …………………………..

Grand moment de solitude, de la part de mon interlocutrice, Laëtitia commence à se poser de sérieuses questions…

- Mais ça existe ça, une chaudière nucléaire à l’uranium ?

- Oui, c’est un prototype. Je suis ingénieur à l’ANDRA. Vous connaissez l’ANDRA, Laetitia ? (A mon tour de poser un peu quelques questions, sans blague…)

- Ah non !………

- C’est l’Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Je teste un prototype de chaudière nucléaire individuelle, qui permettra de se chauffer pour pas cher du tout.

- Mais c’est rare ça, c’est nouveau, j’en ai jamais entendu parler, vous pensez que ça va marcher ?

- bien sûr, Laetitia…  A l’ANDRA, on a très bon espoir de voir se développer un véritable marché du chauffage individuel nucléaire.

- Mais, M. Poey, c’est pas un peu dangereux ?

- Pensez-vous, Laetitia… Maintenant, la technologie est presque au point, l’uranium arrive par convois secrets, et je n’ai plus le droit d’aller dans ma cave… Bon, je ne vous cache pas qu’une fois par an, on fait évacuer tout mon village pendant une petite semaine, et une dizaine d’ouvriers originaires d’Ouzbekistan vient réviser ma chaudière nucléaire, c’est pour l’entretien. Mais c’est vite passé, une semaine. Et puis, ils sont ouzbèques !

- Oh là là….

- Pensez-vous, c’est l’avenir !

Laetitia, un peu étonnée, retrouve quand même son objectif :

- Mais M. Poey, quand cette chaudière sera à remplacer, peut-être pourriez-vous consulter nos tarifs ?

- Certainement, Laetitia. Mais bon, en même temps, l’isotope de l’uranium s’appauvrira dans à peu près 750 années… En 2759, vous pourrez me rappeler, j’aurai peut-être besoin de vos services !

- Alors, je ne vais rien pouvoir faire pour vous aujourd’hui, M. Poey ?

- Vous ne voudriez pas en tester une, de chaudière nucléaire, vous, par hasard ? On cherche des sites, à l’ANDRA !

- Oh non, alors ! Et puis de toute façon, je suis locataire, moi. Merci de m’avoir accordé ces quelques instants et bonne fin de journée, M. Poey.

- Au revoir, Laetitia !

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Je pense que Laetitia se souviendra assez longtemps de cette chaudière nucléaire !

A demain, avec un congélateur maudit !

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Les jeux de l’été (2) : le jeu du point commun !

 

Les jeux de l'été (2) : le jeu du point commun ! dans Récréation 123gifs0110022 dans Récréation0001000300010014000300050019f4807h14

———————————————090812104804390114242779mi flambergien, sauras-tu retrouver le point commun qui rassemble tous les parfaits inconnus suivants ?

Bon courage !

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Si vous séchez, n’hésitez pas à m’adresser un petit mail… Je me ferai un devoir de vous faire parvenir la bonne réponse !

A demain !

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A Montereau, les travaux continuent pendant l’été…

voir l'image en taille réelleendant les vacances et l’été, l’OPHLM Confluences Habitat ne baisse pas les bras en ce qui concerne les expulsions. Une nouvelle vague a été programmée. Encore. Toujours.

Témoin notamment cet extrait d’acte d’huissier reçu fin juillet dernier par cette famille monterelaise, pour un dette de loyer de…640,52 euros.

A Montereau, les travaux continuent pendant l'été... dans Ca ne va plus ! 090814083035390114249317 

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Vous avez bien lu : désormais, à Montereau, ville dans laquelle son Député-Maire-PR-346-1 Yves Jégo se dit incarner l’aile sociale de la majorité actuelle, lui même président de l’OPHLM, on veut expulser une famille pour une dette de 640,52 Euros.

640,52 Euros !

Bien entendu, nous reviendrons bientôt en détail sur les modalités de cette nouvelle tentative d’expulsion, qui arrive à un curieux moment, mais je vous en reparlerai beaucoup plus en détail.

La mobilisation est en train de se mettre en place, mon petit doigt me dit que cette nouvelle triste affaire va donner lieu  à bien des développements !

090519030412390113689905 dans Sur le vif...

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A suivre !….
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A Montereau, ce qui suit relève de la science-fiction…

A Montereau, ce qui suit relève de la science-fiction... dans Vie locale 090813103023390114244547e savais bien que j’avais oublié de vous proposer le papier de ce jour, avant de partir en vacances…

Je répare de suite cet oubli !

A Marolles-sur-Seine, chaque trimestre, les habitants reçoivent dans leur boîte aux lettres « Marol’ Infos », le journal municipal.

Le Maire, M. Lévêque, et tout le conseil muncipal tiennent absolument à ce que figurent dans le numéro de juin deux séries d’informations importantes.

Je m’adresse maintenant spécifiquement aux contribuables Monterelais.

Faites attention ! Vous n’êtes pas habitués à lire ce qui va suivre. Ces deux séries d’informations, à Montereau, relèvent pratiquement du Secret d’Etat. Il est encore temps de renoncer à poursuivre votre lecture, si vous pensez que le choc que va vous procurer la communication de ces deux infos marollaises vous causera une émotion trop violente.

Bon… Vous étiez prévenus…

Je vous  livre la première série d’infos. Tant pis pour vous…

090813095148390114244368 dans Vie locale

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Ah ! Mais pourquoi nous fait-il si mal, aujourd’hui, vous entends-je maugréer dans vos barbes ?

Rendez-vous compte !

Dans un journal municipal, trouver le compte administratif de l’année écoulée, le compte de fonctionnement, le compte d’investissement, un budget annexe, le compte de gestion du budget communal !

Les taux d’imposition de l’année votés par le conseil municipal, Mesdames, Messieurs ! Les taux d’imposition de l’année votés par le conseil municipal !

Je vous laisse quelques secondes pour reprendre votre souffle.

Amis Flambergiens, restez assis. Car il y a pire.

Oui,  il y a autre chose ! Je déconseille vraiment à ceux qui ont des problèmes cardiaques de poursuivre…

Je décline toute responsabilité !

Voici ce que la page trois du journal municipal marollais nous révèle :

090813095148390114244369

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AH !!!!!!!!!! LA LISTE DES SUBVENTIONS ACCORDEES AUX ASSOCIATIONS !!!!!!!!

C’est énorme !

Devant les larmes qui commencent à perler sur vos joues, lecteurs monterelais définitivement démoralisés pour la journée, voire pour demain, il ne me reste plus qu’une dernière précision à apporter.

M. Lévêque, le maire de Marolles est de la même sensibilité politique que notre Député-Maire-PR-346-1.

C’était notre grande série : « Quand on veut, on peut ! »

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Les maisons à beaucoup plus que 15 euros par jour !

Les maisons à beaucoup plus que 15 euros par jour ! dans Vie locale 090812015409390114239572otre Poseur de filets dérivants a trouvé ces jours-ci dans le quotidien Libération un article signé Marie Piquemal consacré à un bilan de l’opération « Les maisons à 15 euros par jour ».

Vous le savez, Montereau est concernée par ces maisons à 15 euros par jour.

Notre DMPR-346-1 n’ayant pu faire construire les maisons à 100 000 euros de son écologique et radical Jean-Louis Borloo, un projet qu’il avait pourtant promu un peu partout en France avec acharnement, Notre DMPR-346-1 s’était rabattu sur ce projet repris par Mme Christine Boutin, devenue ministre du logement.

Elle s’était d’ailleurs déplacée en personne au mois de septembre dernier, afin d’inaugurer en grande pompe, le site prévu à cet effet.

Une amie dotée d’une grande mémoire me faisait souvenir au passage que cette inauguration, qui s’était déroulée le lundi 18 septembre après-midi, en pleine récréation de l’école mitoyenne, avait prouvé que s’exprimer pendant qu’environ 220 enfants jouent, c’est un sport assez éprouvant, même avec une bonne sonorisation.

(Les Flambergiens désireux d’avoir quelques précisions sur ce grand moment peuvent me téléphoner ou m’envoyer un mail, vous savez qu’ici je ne mélange jamais : no job in blog ! Je vous raconterai…)

Aujourd’hui, voici à quoi ressemblent ces maisons à 15 euros par jour, presque un an après l’inauguration..

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Comme dirait ma crémière, y’a encore du boulot.

Dans son article, Marie Piquemal revient sur le bilan de cette opération.

A mi-parcours, sur les 300 000 prévues, entre 4000 et 5000 sont actuellement en chantier, et seules quelques-unes ont déjà été livrées.

Les raisons de ce flop ? Elles sont multiples…

- le mode de financement : le fameux Pass-foncier est un casse-tête, et ne séduit que très peu d’éventuels acquéreurs. Je vous renvoie à mon papier consacré à ce sujet :

http://yvespoey.unblog.fr/2009/07/01/les-maisons-le-loto-et-lheritage/

- la paperasse administrative séduit très peu les collectivités locales et les maires, qui à l’inverse de notre édilanous, n’ont que très peu de raisons de « fayoter » en voulant à tout prix rester dans la ligne gouvernementale.

- Mme Boutin avait souhaité que ces maisons à 15 euros entrassent (si si…) dans le cadre des 20 % de logements sociaux imposés par la loi SRU. Le Sénat en avait décidé autrement en refusant de valider en octobre dernier cette partie du projet. 

- les banques demandent des garanties supérieures à celles prévues par Mme Boutin qui proposait de permettre d’acquérir ces maisons à partir de 1500 euros de revenus. En pratique et dans les faits, les banques ne s’engagent pas à moins de 1800 euros par mois.

- Le remboursement à « 15 euros » par jour passe bien souvent à 25, voire 30 euros par jour, ce qui est bien dissuasif pour les ménages désireux de se lancer dans ce type d’acquisition.

On mesurera par là que cette opération risque d’être une nouvelle fois un grand flop, après celui des maisons à 100 000 euros par jour.

Notre édilanous sera-t’il obligé de rebaptiser une troisième fois les maisons qui seront construites sur le site Jules-Ferry ?

En tout cas, bon courage aux futurs habitants…

Je vous laisse le lien de l’article qui a fourni la source de ce papier.

090812103146390114238548

http://www.liberation.fr/economie/0101584007-la-maison-a-15-euros-par-jour-tres-loin-du-compte
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Ah ! L’eau… Maman, bobo ?

Ah ! L'eau... Maman, bobo ? dans Vie locale 090811070730390114235073insi donc, l’eau distribuée en 2008 à Montereau, et je m’en vais citer la dernière REP de Seine-et-Marne en date, l’eau est « de bonne qualité, malgré un taux de pesticides élevé.« 

Cette info, c’est la DDASS du 77 qui s’est chargée réglementairement de la fournir en ces termes :

090811092342390114232409 dans Vie locale

Tendance typiquement bien de chez nous, et je schématise un peu à dessein, un taux réglementaire est dépassé, mais tout va bien quand même.

Le taux de DEA, le Déséthylatrazine, est de 0,13 µg au lieu de 0,1 µg.

J’ai donc eu l’idée de me documenter un peu sur ce pesticide qu’est le déséthylatrazine.

Ce produit est en fait un dérivé d’un herbicide puissant dénommé l’atrazine, et qui a été interdit totalement en France en 2001.

La molécule reste active assez longtemps (2 à 6 mois) mais se modifie avec le temps. Le processus de dégradation dans le sol commence une à deux semaines après l’application. La molécule se transforme et génère une nouvelle molécule sous l’action des micro-organismes. Cette nouvelle molécule, dite aussi métabolite, est le déséthylatrazine ou « DEA ».

Si cette sa………….erie a été interdite en 2001, pourquoi en reste-t’il encore à Montereau, me demanderez-vous ?

C’est tout simplement que les produits épandus dans les cultures avoisinantes mettent un certain temps à se retrouver dans les nappes phréatiques. Huit ans après son interdiction, il en reste donc chez nous.

Alors, une autre question se pose, évidemment.

Est-ce vraiment embêtant pour le consommateur monterelais de boire 0,13 µg de déséthylatrazine par litre d’eau ?

Je me suis tourné pour avoir une petite idée de réponse vers un médecin qui se trouve être également élue verte en Seine-et-Marne.

Pour elle, la principale préoccupation de la municipalité monterelaise devrait être un devoir d’information, afin d’appliquer le fameux principe de précaution, même si la législation actuelle ne l’impose pas.

Elle pense en effet qu’il faut néanmoins se méfier de ce taux, notamment pour les organismes plus exposés, à savoir les bébés et les femmes enceintes.

La municipalité devrait donc communiquer abondamment ce taux, afin que chacun ait véritablement conscience de la situation.

Sur le site municipal, voilà l’information qu’on nous délivrait le 11 juillet dernier :

090811094308390114232474

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On est bien informé, non ?

Mon interlocutrice m’a précisé également qu’une municipalité confrontée à ce problème de pesticides se devrait également d’agir en amont, et pas seulement au sens propre.

En effet, les services techniques, dans une mairie, doivent procéder à beaucoup de désherbage.

Même s’il existe des désherbants phytosanitaires, je ne sais pas ce qui est utilisé à Montereau, il faudrait prévoir d’abandonner tous ces produits au profit d’autres solutions, et notamment mettre en place un désherbage thermique.

http://www.aujardin.info/fiches/desherbage-thermique.php

Gageons que pour notre DMPR-346-1 désormais sous l’écologique et radicale tutelle de M. Borloo, et proclamant partout que Montereau sera une éco-ville à l’horizon de 2030, gageons que tous ces bons conseils seront évidemment profitables !

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