Archive pour 2 avril, 2010

Les chiffres, la sémantique et le lapsus…

Mercredi soir dernier, à 20h30, la salle des mariages accueillait une nouvelle fois les membres du conseil municipal de Montereau, ainsi qu’un public venu nombreux. Pour des raisons différentes, le public venu nombreux. Mais venu quand même !

Cette réunion devait revêtir un caractère tendu, âpre, avec des échanges plus que vifs entre notre Député-Maire-Conseiller-régional-UMP-PR-346-1 et les membres de l’opposition.

En effet, on aborda des sujets qui fâchent tels que les chiffres du budget et une question de sémantique.

Ce fut également l’occasion pour Yves Jégo de commettre un lapsus très significatif et très révélateur.

Retour sur les moments forts de ce conseil municipal.

Notre DMCR-UMP-PR-346-1 entra le dernier dans l’arène sous les applaudissements.

En effet, de nombreux supporters umpiens avaient fait le déplacement, comme diraient Jacques Vendroux et Eugène Saccomano. Ces militants manifestèrent donc une première fois leur enthousiasme envers leur patron. Nous y reviendrons.

On commença par approuver le compte-rendu du conseil précédent.

Henri Auclair, très en forme en ce dernier jour du mois de mars, fit tout de suite rectifier un vote concernant l’éco-quartier des bords d’eau. Le vote de ce point de l’ordre du jour n’avait pas été unanime, les conseillers d’opposition présents avaient bel et bien voté contre.

La rectificatif fut consigné.

C’est à partir de cet instant que le ton monta. On parla finances.

Yves Jégo, toujours aussi auto-satisfait, vanta le fait que les impôts municipaux n’augmenteraient pas cette année.

Henri Auclair et Jean-Louis Chomet trouvèrent que c’était une décision insuffisante. A Provins, par exemple, la municipalité a choisi de baisser ses taux d’imposition.

Jean-Louis Chomet en profita pour rappeler à Yves Jégo qu’une grave crise du système s’étendait sur notre pays, et qu’il y avait une réalité électorale récente : les électeurs monterelais et les abstentionnistes qui avaient choisi de ne pas voter venaient d’infliger un désaveu clair et net à la politique menée actuellement.

Les chiffres, la sémantique et le lapsus... dans Vie locale

J.L. Chomet
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Henri Auclair qui avait bûché ses dossiers, démontra qu’il serait bon pour le contribuable monterelais de penser à réaliser encore et toujours des économies. Il fournit quelques exemples.

Pour ce nouveau budget, en augmentation de 10 % (de 48 à 52,8M€ ), les crédits d’investissement augmentent de 40 %, passant de 10,8 Millions d’euro en 2009 à 15,1 Millions d’euro.

Ces investissements, toujours pour le conseiller municipal d’opposition, devraient être étalés dans le temps, surtout en ces périodes de difficultés économiques.

Les charges générales augmentent quant à elles de 13 %.

Le poste « Fêtes et cérémonies » passe de 1 millions d’euros à 1,2 millions d’euros.

Ce dernier exemple fâcha vraiment notre édilanous ! Vous voyez le concept de « fâché » ? Eh bien, encore plus fâché !

Comment ! s’indigna Yves Jégo ! « Vous et vos amis » vous n’êtes pas pour faire la fête, soit.

Mais c’est qu’il faut positiver à tout va et ne parler de Montereau qu’en termes positifs, à la différence « de vous et vos amis », formule jégoïste qui revint souvent ce soir-là…

Les journées napoléoniennes et le festival de Montereau coûtent beaucoup trop cher selon M. Auclair ?

Et alors ? Où est le problème ? Toujours pour notre DMCRUMP-PR-346-1, il faut donner des jeux au bon peuple de manière à positiver ! Puisqu’on vous le dit ! Il faut en effet PO-SI-TI-VER à tout crin « pour donner envie aux entreprises de venir s’implanter ! »

Ce temps du débat ennuya vraiment Yves Jégo qui sortit à plusieurs reprises de ses gonds. Il essaya même de faire dire à Henri que si « lui et ses amis » étaient au pouvoir, ils supprimeraient le festival. Le conseiller municipal nia farouchement avoir tenu un tel propos.

Tout au long de ces échanges, Yves Jégo, à son habitude, se montra assez ironique voire méprisant envers son opposition, par le biais de sourires ou de jégologismes bien sentis :

« Vous vous opposez pour vous opposer ! »

« Moi quand j’étais dans l’opposition, j’avais des propos plus cohérents ! »

« Les moments de détente sont rares en temps de crise ! »

« Moi, je suis humble ! »

De plus, Yves Jégo voudrait évidemment une opposition faite pour lui, taillée sur mesure pour ne pas déranger trop :

« Vous ne pouvez pas dire ce que vous avez dit ! »

« Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! »

« Il faut travailler ensemble, il faut des majorités locales de bon sens ».

Bref, pour Yves Jégo, la seule bonne opposition est l’opposition qui ne s’oppose pas.

« C’est un appel que je vous lance : et si on travaillait ensemble ? »

Et de continuer avec un lapsus pour le moins magnifique :

«Moi, la main, elle est tenue… Pardon, elle est tendue ! »

On voit par là qu’une des préoccupations jégoïstes est avant tout de tenir les troupes bien en main et si possible celle de l’opposition ! (Tenir les troupes, au passage, c’est une activité qui ne semble être guère être à la mode, actuellement, à l’UMP… Passons…)

Dans la salle, les déclarations du patron étaient saluées par des salves nourries d’applaudissements.

Ce fut à ce moment qu’Henri fit remarquer à Yves Jégo que même s’il était venu avec sa « clique », il lui incombait que les débats du Conseil ne fussent pas troublés. Le public doit être silencieux et ne pas manifester.

Notre DMCRUMP-PR-346-1 demanda que soit retiré le mot « clique » qu’il trouvait « insultant » pour ses amis.

Un employé municipal très zélé chercha une définition effectivement péjorative qu’il passa à son boss, qui s’empressa de la lire.

Certes. Mais une clique, c’est aussi et surtout, au sens propre, une fanfare, une clique napoléonienne, par exemple…

Yves Jégo pouvait donc très bien être venu avec sa « fanfare » d’applaudissements…

Henri Auclair se garda donc de retirer ce mot. Il fit bien ! En France, on peut encore utiliser les mots au sens propre, non ?

 dans Vie locale

H. Auclair

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Dernier point avant de clore ce chapitre important, Yves Jégo ne résista pas à l’envie de comparer le nombre de chômeurs en 1997 et celui de 2009.

Il posa la question à Henri Auclair, comme s’il s’agissait d’un oral de rattrapage. « Combien de chômeurs en 1997 ? »

Comment comparer ces deux données numériques, alors que les méthodes de recensement diffèrent, (Jean-Louis Chomet souligna ce point) et surtout, alors que le nombre de monterelais a diminué ?

Yves Jégo se garde bien une nouvelle fois de mettre en parallèle les taux de chômeurs, beaucoup plus représentatifs, et beaucoup moins à son avantage !…

M. Auclair ne se laissa pas démonter, et refusa de répondre, en demandant fermement à Yves Jégo de ne pas procéder de la sorte.

Il résulta de tout ces débats que le budget municipal fut voté. Jean-Louis Chomet, Henri Auclair et Léo Aiello qui avait donné procuration ce soir-là votèrent contre. Trois voix contre.

Oui, décidément oui ! A Montereau, il y a bel et bien une opposition qui s’oppose ! Et ça ne fait que commencer, nous y reviendrons bientôt.

La suite de ce compte-rendu, c’est pour demain. Il reste en effet quelques péripéties…

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