Archive pour 2 mai, 2011

Un conseil municipal surréaliste. (Première partie : la forme)

Ainsi donc, vendredi soir, des militants cgtistes avaient prévu de manifester devant la salle des mariages de la mairie leur mécontentement, à l’occasion du nouveau Conseil municipal.

La déclaration publiée ici samedi matin témoignait de ce mécontentement.

Cette nouvelle séance allait vite tourner au plus prononcé des surréalismes. C’en fut même pathétique !

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Le calme avant la tempête…

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Notre Député-Maire-encore-Conseiller-régional-UMP-PR-346-544 avait semble-t-il tout prévu.

Des amis à lui de la ville haute, probablement et dûment encartés, étaient comme par hasard descendus en ville basse et s’étaient tous postés devant la porte de la salle des mariages afin de constituer une sorte de « bouchon », empêchant ainsi une bonne partie du public désireux d’assister à la séance de pénétrer dans le lieu.

(Je vous renvoie au commentaire de Jil, faisant état du courrier qu’il a envoyé à Yves Jégo, un commentaire daté de samedi dernier.)

Je précise qu’une bonne partie de ces gens n’assistent jamais au moindre conseil municipal.

Il en résulta un premier incident : Jean-Louis Chomet, Conseiller municipal d’opposition se considéra insulté au moment où il allait gagner tant bien que mal son siège. Pour un peu, il ne pouvait pas avoir accès à sa chaise !

Il apostropha à haute voix notre édilanous qui ne trouva rien de mieux qu’à rappeler un article du règlement intérieur précisant  entre autres les devoirs du public au Conseil municipal. D’insulté, ce fut Jean-Louis Chomet, qui aux jégoïstes yeux, se retrouva responsable de l’incident.

Surréaliste, vous disé-je !

On continua dans un véritable brouhaha permanent venu du fond de la salle, les gens debout près de la porte émettant nombre de commentaires, de rires sonores, les portables sonnant à qui mieux mieux, j’en passe et des pires.

Apparemment ce bruit de fond ne gênait pas Yves Jégo, puisqu’il déclara à un moment que de sa place, il n’entendait rien, que c’était de toute façon ça la démocratie locale, que le public était venu nombreux et que c’était bien.

Il n’entendait rien, mais auparavant, assurément pour la forme, il demanda d’une toute petite voix et par deux fois le silence.

Preuve qu’on entendait quand même de l’autre extrémité de la salle le vacarme ambiant.

Je tire au passage mon chapeau à la secrétaire-sténotypiste, qui, tout près de moi (j’étais assis au premier rang du public), eut bien du mal à entendre quoi que ce soit.

Des journalistes présents eurent eux aussi beaucoup de mal à percevoir la teneur des débats, tellement le bruit de fond était important.

Surréaliste, n’en finis-je pas de vous répéter…

Je rappelle que le maire d’une commune est responsable du bon déroulement des débats du Conseil municipal.

Ce soir là, la situation échappait complètement à Yves Jégo.

Etait-ce- volontaire ou non, je ne saurais évidemment me prononcer là-dessus, même si j’ai une petite idée de la question.

Henri Auclair, Conseiller municipal d’opposition, déclara qu’il était inacceptable de travailler dans de telles conditions, dans un tel vacarme, ce qui ne parut en aucune façon émouvoir le maire de Montereau qui enchaîna comme si de rien était.

Enfin, à l’issue de la séance, Léo Aiello, notre Conseiller général brillamment réélu et lui aussi conseiller municipal d’opposition souhaita faire une déclaration.

Il demanda à ce que l’article du règlement lu en début de séance par Yves Jégo soit changé, et qui si désormais la coutume était de proposer un filtrage du public à l’entrée de la salle du Conseil, il fallait que cet article soit revoté.

La réponse de notre DMCR-346-544 fut également surréaliste.

Il n’y avait aucun filtrage, un ami de M. Aiello ayant pu assister aux débats, (je compris, vous allez voir pourquoi, qu’il parlait de moi), puisqu’arrivé bien en avance, ce qui au passage laissait bien entrevoir la qualité de son activité professionnelle.

Je vous jure que je n’invente rien, et que ce genre de déclaration « m’en touche une sans faire bouger l’autre« , pour reprendre une expression favorité de M. Chirac, Jacques de son prénom.

Il est certain qu’à Montereau, pour assister dans de bonnes conditions au conseil municipal, il vaut mieux arriver avec quarante minutes d’avance.

Ce fut une soirée où la démocratie locale, et la démocratie tout court fut complètement bafouée.

En 47 minutes et une poignée de secondes, 62 points de l’ordre du jour furent expédiés, avec tous les incidents relatés plus haut !

Faut-il qu’Yves Jégo soit poussé dans ses derniers retranchements pour en arriver à de telles extrémités !

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Après la forme, nous parlerons demain du fond.

Qui lui aussi fut assez surréaliste !

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