Archive pour 25 avril, 2012

Mon baptême d’inauguration

Nb : pour bénéficier de toute la substantifique moelle de ce reportage en jégorama(r)(c), surtout vers la fin, pensez à allumer les enceintes de votre ordinateur !

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Vendredi matin dernier était pour moi une date importante : c’était mon baptême en matière d’inaugurations à la fois foireuses et monterelaises.

D’habitude, mes occupations professionnelles m’empêchent d’assister à ce marronnier jégoïste qu’est l’inauguration de la foire de la St Parfait.

Cette année, ce grand moment tombant pendant les vacances de printemps, il me fut possible de suivre la pompeuse cérémonie à bonne distance, en compagnie de Léo Aiello, notre Conseiller général, et surtout de Patricia Inghelbrecht, celle qui compte bien ravir son mandat de député au tenant du titre.

Nous partîmes non pas cinq cents, mais une bonne centaine d’invités de la cour de la mairie au son du regroupement de la fanfare monterelaise et de l’harmonie varennoise.

(Je précise que je tiens ici même à féliciter M. Georges Goupillaud et ses musiciens pour la grande qualité des oeuvres exécutées. Je le dis avec la plus grande des franchises et en tant que musicien clarinettiste.)

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Mais revenons à nos moutons.

Après le célèbre paso-doble « Beber« , nous sortîmes de la mairie.

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L’ambiance en queue de cortège était bon enfant, nous pouvions voir devant nous les notables et les supporters jégoïstes entourer avec une ferveur certaine leur patron.

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Arrivés sur les noues, l’inauguration commença, et je pus m’apercevoir que not’ bon maire avait un métier certain en la matière.

J’en veux pour preuve cet intérêt qu’il porta à ce magnifique stand, promouvant un étrange mais magnifique objet.

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On aura compris la réelle envie de rempiler de celui qui s’extasie devant ce petit bitonio à double jet !

Un métier, je vous dis !

Le thème cette année était celui des confréries, rappelant ainsi les bonnes vieilles traditions de notre beau pays.

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A ce propos, j’ouvre une petite parenthèse, la confrérie des goûteurs de la tête de veau de Montmachoux proposait sa délicieuse spécialité, presque aussi délicieuse que celle que prépare une flambergienne mienne amie qui se reconnaîtra sans peine !

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Au stand de la maréchalerie (et l’on sait combien le concept de maréchal revient à la mode, ces temps-ci), on vit notre édilanous esquisser une curieuse grimace :

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Avait-il aperçu l’inscription sur le camion situé juste devant lui ?

Une inscription respirant le « Made in France » et ce, dans la meilleure langue de Shakespeare ?

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J’en profite pour vous présenter un admirable cheval ayant élu habituellement domicile dans les haras militaires de Fontainebleau, dont je vous recommande fortement la visite, au passage.

Un équidé immatriculé 61 qui avait choisi de se désaltérer avec une heinekenienne boisson très peu « Made in France »…

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Mais le meilleur restait à venir !

Je veux bien entendu parler du discours à la fois jégoïste et inaugural de la foire !

En un mot comme en cent, il s’agissait de glisser le plus d’allusions possibles à ces vilains socialistes, ces méchants gauchistes, ces horribles empêcheurs de tourner à droite, le tout en vantant les mérites des traditions et surtout en vilipendant toute vélléité de changement.

Les traditions comme la terre ne mentent pas, elles ! (Comprenne qui peut, comprenne qui veut…)

Pour illustrer son propos, not’ bon maire eut recours à une de ses jégotteries qu’il affectionne, une de ces métaphores qui une fois prononcées font immédiatement regretter…. d’avoir été prononcées.

Je vous livre le jégoïste son, il suffit de cliquer sur le petit triangle ci-dessous.

Pour ceux dont les enceintes acoustiques auraient implosé, voici la retranscription de ce son, en en respectant la syntaxe tout à fait sarkozyste :

« Dans les périodes de crise ou d’difficultés, v’savez… Quand le vent souffle, y faut qu’les arbres aient des racines profondes pour tenir.« 

Alors évidemment, à entendre prononcer ce couplet de l’arbre et de ses racines, on comprit évidemment qu’Yves Jégo n’avait pas dû étudier à Besançon « Le chêne et le roseau » de feu le très regretté Jean de La Fontaine :

Capture

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Oui, je me demande si un certain vent de changement ne serait pas en train d’en déraciner un ou deux, de ceux qui se croyaient indéracinables…

Enfin, une chose est certaine, autour du chêne, et ceci est connu, on trouve de nombreux glands !

Avouez quand même que pour une belle inauguration, c’était une belle inauguration !

Non ?

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