Archive pour 14 janvier, 2013

Pratiquement dès le berceau !

Samedi matin, se déroulait à la salle des mariages de la mairie de Montereau, l’installation de nouveau Conseil municipal des Enfants.

Chaque élève des CM1 de la ville avait en effet voté au mois de décembre dernier, afin de désigner deux représentants.

Tous les élus avaient donc reçu la convocation suivante :

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Le courrier, signé de notre Député-Maire-ex-DLR-ARES-PR-plus-UMP-UDI-Avocat-346-544 et de Mme Da Fonseca, son Adjointe déléguée au CME, invitait donc les heureux élus à « une première séance plénière« .

Sauf, comme souvent à Montereau, que la réalité était un peu différente.

En effet, Mme Da Fonseca avait prévu comme une sorte de répétition générale, sans public, le mercredi précédent :

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Peut-être se souvenait-elle que l’an passé, quelques péripéties avaient émaillé la précédente installation…

Dame, c’est qu’il fallait que tout soit bien lisse et bien policé en présence du public.

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La lettre de Mme Da Fonseca indiquait que le Conseil serait « officiellement installé par Monsieur le Député-Maire« .

Il n’en fut rien.

Notre édilanous devait être fort occupé ailleurs.

Ce fut Jean-Marie Albouy, 1er Maire-Adjoint, qui donna une première et magistrale leçon aux enfants réunis autour de la grande table verte :

Lors d’un conseil municipal, il y a un chef qui parle. Et c’est tout. Point final.

En effet, à ses côtés, ce matin-là, on notait la présence totalement muette de Mmes Da Fonseca, Castellain (Maire-Adjointe déléguée à l’Enseignement et Présidente de l’OPHLM), sans oublier M. Vallée, Ajoint délégué à la Vie sportive.

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A aucun moment, je dis bien à aucun moment, ne leur fut donné le micro.

A quoi servirent-ils ?

M. Vallée fut seulement réquisitionné par le président de séance pour ballader le micro et s’assurer qu’il fonctionnait bien (le micro, pas le président de séance), le temps que les conseillers se présentent.

Ce fut là une première leçon de démocratie locale monterelaise.

La deuxième leçon fut simple : quand on est élu, il faut soigner son électorat.

Jean-Marie Albouy fit systématiquement applaudir les projets des enfants qui concernaient des échanges en tous genres avec les personnes du troisième et du quatrième âge, à l’intérieur ou à l’extérieur des maisons de retraite.

Mais ce qui me ravit le plus, ce matin-là, ce furent les petites phrases albouyennes savamment et doctement distillées aux écolières oreilles.

Je les ai notées scrupuleusement, sans en changer un mot (pour l’orthographe, je ne sais pas), que je sois changé en Délégué général de l’UDI si je mens !

« Vos écoles appartiennent à la mairie de Montereau.« 

Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes !

« Quand on a 100 euros, on n’en a pas 150.« 

Incroyable, non ?

« Quand on est élu, il faut être au contact des gens et ne pas se cacher.« 

« C’est important quand on est élu de ne pas penser qu’à soi.« 

Suivez mon regard…

Concernant le retour des projets initiés par les enfants, en matière d’évaluation. (Je vous jure que je n’invente rien) :

« Est-ce que vous êtes allés voir les camarades dont vous sachiez (sic, mon voisin de banc pourra témoigner…) qu’ils seraient d’accord avec vous ?« 

Mais voici qu’arriva ma sentence albouyenne préférée de ce matin-là :

« Tu es élu, tu peux dire ce que tu veux !« 

Ca c’est envoyé !

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Si après ça, les petits Conseillers ne savent pas s’y prendre une fois devenus grands, c’est à désespérer de la formation albouyenne en matière de démocratie locale  !

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